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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 09:52
The collection: une série historique sur la mode

Avec la rentrée viennent les nouvelles séries. Je sais que pour l'instant, j'ai le temps de m'en gaver mais bon je n'ai pas envie de commencer une dizaine pour ne plus avoir le temps de les suivre après... Alors je sélectionne. C'est sur la série internationale The Collection que j'ai jeté mon dévolu parce que le pitch m'a séduit.

 

Deux frères, Paul et Claude Sabine, dirige une maison de haute couture pendant la période de l'après Seconde Guerre Mondiale à Paris. Ils veulent redonner le prestige à la mode et à Paris qui a les cicatrices de l'Occupation.

 

Ce qui m'a d'abord attirée, c'est l'époque de l'histoire. On a eu plein de séries sur la WW2 mais pas vraiment sur la période qui suit, comment le monde s'est relevé de cette horreur. J'ai trouvé cela original.

 

Le deuxième sujet que m'a plu, c'est la mode. La vraie! Pas celle d'aujourd'hui où on a l'impression qu'on ne cherche pas à sublimer la femme mais à faire des pseudo oeuvres d'art. Je ne suis pas certaine en plus qu'ils y parviennent. Bref, la haute couture de cette époque avait du style, du charme et symbolise la classe à la française (cocorico!!!). Et quand on voit les clichés photographiques du jeune américain, on rêve de ce Paris d'antan, de ces robes magiques, de cette carte postale qui rappelle combien Paris est belle.

 

Ensuite, on a une histoire bien ficelée. Il y a un objectif précis: refaire naître la mode de ses cendres. Les intrigues secondaires se mettent en place progressivement qui peut, peut-être chez certains casser le rythme. Moi, ça me va. J'ai bien Nina et Billy. Je fantasme déjà sur leur potentiel histoire d'amour.

 

Visuellement, ce n'est pas désagréable. J'aime le contraste de ce Paris sombre et triste avec ces robes pleines de couleurs et de grâce. Il y a quelque chose de triste mais il y a cette lueur d'espoir qui représente bien l'état d'esprit de l'époque.

 

Le casting international est correct. Il y a juste une chose qui me dérange, bien que cela soit normal, c'est la langue anglaise. On est à Paris mais tout le monde même les français parlent entre eux en anglais. Donc oui, il faut que la série s'exporte. Pourtant cette absence de français casse la cohérence de la série. Et même que de simples ouvrières de cette époque parle un anglais parfait, cela parait irréaliste... Au casting, il y a des français: Alexandre Brasseur (fils de Claude Brasseur) et Irène Jacob. Un peu de vraie french touch. A noter: la présence de la fille de Meryl Streep qui est le sosie de sa moman...

 

J'espère que cette petite série va fonctionner et qu'à défaut de saison 2, elle nous offrira une fin convenable. Moi, j'ai envie de la suivre et de rêver sur les robes...

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 20:08

Euh comment dire... Dimanche soir, je viens de voir un film rempli d'émotion Les femmes du sixième étage qui m'a chamboulée et tiré la petite larme. Contente, j'ai appuyé sur la zapette histoire de défier le hasard en tombant sur un programme qui titillera encore mes sentiments... Oui, j'ai été bouleversée... Mes larmes ont failli couler tandis que mes neurones ont péri: J'ai regardé ou, devrais-je dire, survécu au prime des Anges de la Télé-Réalité 6, Australia.

 

Mon Dieu! Mon Dieu! Mon Dieu!

 

 

Ces espèces de moules vides représentent les exemples de la jeunesse! Mais il ne faut pas s'étonner de la pauvreté du niveau culturel des adolescents et des jeunes adultes. Je n'ai jamais vu un tel regroupement d’egos démesurés et de méchanceté en soi.

 

Ces "talents" ont parait-il des projets. Vite fait, j'ai une pensée pour Guiseppe et son restaurant qui a pris l'eau à force de feignasserie, d'incapacité et de débilité profonde (cette émission aurait mérité un article après réflexion). Nos anges ont des buts qui volent hauts: être danseur (voir pôle danseuse, c'est dire le niveau), mannequin, chanteur, comédien, footballeur... Le réalisme dans toute sa splendeur.

 

Entre deux baignades et bronzages, escapades tropicales (qu'ils en profitent pour nourrir les crocodiles) et surtout éternelles engueulades (activités où ils sont extrêmement doués), leur brave parrain Fabrice Sopoglian qui se dépatouille pour trouver des entretiens (parce que les autres débilos n'en sont pas capables) et des loisirs sympathiques (en gros le type, c'est le conseiller Pôle Emploi de l'émission), nos "stars" avancent dans leurs carrières. Mais attention, ils aident aussi une ou plusieurs associations en faisant des actions comme laver le yatch d'un millionnaire par exemple. C'est la seule chose qu'on ne peux pas leur reprocher.

 

En réalité, ces projets et ces bénévolats sont de la poudre aux yeux. Le véritable intérêt de l'émission se sont les clashs! Et dès le prime, la couleur est annoncée. Mathieu Delormeau, le Nikos Aliagas de NRJ 12, balance sur tout le monde, rappelle les anciennes disputes, propose déjà à ceux en couple de se cocufier, diffuse des vidéos dans lesquelles les uns et autres se critiquent. La production en rajoute en distinguant bien les candidats: certains arrivent en jeep, certains en hélico. Sans oublier la maison où nos branquignoles de service ont du monter leur lit eux-même....

 

Côté candidats... Amélie, la grande gueule qui revient chaque année histoire de brailler quelques mots poétiques, Benjamin (issu de La belle et ses princes 1") bellâtre de service pour bien titiller la libido féminine, Nelly (venant de La belle et ses princes 2) au QI non exponentiel à la couche de maquillage, des gens du dernier Secret Story qui ont l'air de sortir tout droit d'une rave party tellement qu'ils sont frétillants et à fond. Cette année, ils ont rajouté les cas sociaux qui font honte à Marseille et au Nord de la France. La Linda de Qui vont épouser mon fils? 2 a l'air complètement paumée tout comme les deux anges anonymes qui sont parachutées parmi cette bande de bouffons à la grande bouche.

 

Je peux comprendre et tolérer la légèreté du programme. Rentrer chez soi, après une journée de travail épuisante, regarder cette émission, ça permet à certains de se reposer l'esprit et de flatter l'ego en se disant qu'on n'est pas si débile qu'on le pense . Mais ce qui me dérange, c'est la pauvreté culturelle de l'émission. On nous montre une douzaine de personnes qui cherche le conflit à longueur de journée tandis qu'un type super sympa leur cherche du travail et tout ça dans un contexte paradisiaque. Les Anges ne renvoient pas une image saine à la jeunesse. 

 

On critiquait beaucoup dans les années 80-90, les sitcoms et les dessins-animés mais nous étions dans le cadre de la fiction. C'était irréel. La "violence", la dureté, le sérieux des thèmes abordés ou la bêtise étaient adoucis par le fait que nous étions conscients qu'il s'agissait d'une fiction, les personnages et les situations étaient inventés. Et même malgré la violence ou la naïveté des programmes, on retrouvait une moralité. La moral des Anges est: crie plus fort que les autres, soit bête pour faire le buzz et surtout soit fainéant! Comment expliquer aux jeunes qu'il faut travailler pour réussir? Ces émissions de télé-réalité, car ici nous sommes dans la réalité et c'est là d'où vient le problème, sont les références des ados. Ce ne sont pas des acteurs, ils n'y pas de personnages, c'est juste des gens à la quête de célébrité et qui n'ont pas d'intérêt. Ils n'apportent pas de valeur à la télévision et plongent justement cet univers dans la débilité à en devenir has-been.

 

J'espère qu'un jour le CSA, les programmateurs ou simplement les téléspectateurs vont se lasser de ces daubes cathodiques et qu'enfin, les chaînes privées et publics (parce qu'au prix de la redevance, France Télévision pourrait faire des efforts) vont produire de vraies séries ou émissions avec un intérêt culturel et/ou divertissant.

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 20:25

320.jpegCette année, je ne me suis pas attardée sur beaucoup de nouvelles séries, faute de temps. J'ai prété attention au spin-off de Pretty Little Liars, Ravenswood que j'ai abandonné au premier épisode et celui de Vampire Diaries, The Originals que je suis avec plaisir. Cette dernière a même le mérite de faire de l'ombre à sa série mère. Pour une pure nouveauté, j'ai testé Brooklyn Nine-Nine et j'ai kiffé!

 

Cette série raconte la vie d'un commissariat de Brooklyn à New York. Il n'est pas léger de déclarer que ces flics là sont hauts en couleur.

 

C'est une série second degré et sans prise de tête. Les personnages sont décalés dans leur stéréotypes et l'auto-dérision est fréquente. Je suis fan de Rosa (la brute), Gina (la secrétaire fofolle), Boyle (le maladroit romantique un peu lourd) et Terry. Les situations sont cocasses voir surréalistes.

 

Pour l'instant, chaque épisode peut se regarder indépendamment des autres et c'est agréable de ne pas être plongé dans une histoire complexe et surtout cela permet de se familiariser totalement avec les héros. Et ça fonctionne très bien car on s'attache rapidement à chacun y compris les personnages secondaires. Et au moins, la série ne prend pas la tête et c'est bien interprété.

 

Il n'y a pas de gros moyens, ce n'est pas prétentieux. C'est soulageant de voir qu'on peut faire encore de bonnes séries sans sortir l'artillerie lourde. Brooklyn Nine-Nine ne se prend pas au sérieux.

 

Je ne pourrais pas expliquer pourquoi mais Brooklyn Nine-Nine me rappelle Scrubs pour ce ton décalé dans un univers considéré sérieux et sans humour où chaque membre de l'équipe à une identité justifiable et qui apporte une pierre à l'édifice.

 

Comme quoi la série est prometteuse car elle a reçut deux prix aux derniers Golden Globes dont celui de la meilleure série comique!

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 16:50

Mon cœur d'adulescente a une affection particulière, voire inexplicable, pour deux teenage séries: Pretty Little Liars et Vampire Diaries (étrangement plus digeste que sa version papier lourde et chiante à aller aux toilettes). La saison dernière, leur chaîne réciproque (ABC familily et the CW) avait annoncé à grand coup de publicité et de crossover introductifs l'arrivée de Ravenswood et de The Originals. Je pense que les chaînes américaines devraient comprendre que quand un type de programme fonctionne(et on ne sait pas par quel miracle), il faut arrêté de le décliner pour faire encore pire...


 Vampire Diaries et The Originals



La première est tiré d'un roman dont il m'est impossible de faire l'éloge. Depuis 5 saisons, Elena et ses amis vivant un Mysticfall sont sujets d’événement peu joyeux (mort des parents, de sœur, de frère, de tante, de tuteur... à se demander qui va survivre à la série). Certains se transforment en êtres fantastiques (sorcières, hybrides, loup-garou, vampires...) et tout le monde côtoie/ou couche avec Damon et Stefan Salvatore vampires beaux gosses avec un penchant sévère pour l'alcool. A la base, cette série n'est pas plus pire qu'une autre série pour ado. Le hic est plus on avance dans les saisons, plus l'histoire ressemble à un fouillis. L'ennemi immortel à l'origine des vampires est persécuté par un chasseur qui fait parti d'une lignée de 5 chasseurs qui hantent les vampires une fois morts. La sorcière novices lance des sorts qui devraient la tuer mais grâce aux pouvoirs de l'amour s'en sort avec un saignement de nez. Et le plus important est qu'Elena est le double de Katerina qui est le double de je ne sais qui aussi et Stephan est le double de Silas. Et là, ce ne sont que des exemples simples...

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Maintenant on a sa petite sœur: The Originals. On nous transporte à la Nouvelle Orléans (au moins c'est situable sur une carte). Klaus, vampire originel, et son extravagante et chiante famille (parce que ce sont des bons emmerdeurs publics) se réinstallent dans la ville du jazz. Petit problème technique, la ville est sous la gouverne de Marcel, un ancien protégé de Klaus, au caractère bien trempé et à la dictature installée. Les sorcières n'ont plus le droit d'exercer la magie, les touristes sont des casses-croutes pour vampires... Klaus apprend qu'il va être papa puisqu'il a engrossé une louve-garou (et que lui est moité-loup-garou, moitié vampire). Une mini sorcière fait frémir la communauté de la nuit. Elijah, frère de Klaus, se retrouve encore dans un cercueil. Une jeune femme est partagée entre Klaus et Marcel. Sans compter une histoire d'amour entre vampire et sorcière et Rebecca, la soeur de Klaus, qui est éternellement en crise d'adolescence... 



 

 

Ca pourrait être pire mais ça pourrait être mieux. On reprend les clefs du succès de la série grande sœur en gardant des personnages secondaires. Il faut bien le dire Klaus et sa famille ont du charisme et sont bien moins pleurnichards et dépressifs que le reste des protagonistes de Vampire Diaries. Ils ont la haine et la force de vivre. Il vaut mieux les avoir dans son camp. Quelque part, ils méritent leur propre série mais malheureusement le scénario n'a plus de cohérence. On se noie dans les informations et on a le sentiment permanent qu'on s'enfonce dans un marécage d'explications et de mythes qui sont sans aucun rapport. Un gros point positif est que la série est plus adulte. C'est moins mielleux que Vampire Diaries. Les histoires d'amour ne sont plus la base scénaristique. La reconquète de la ville est une cause intéressante et innovante dans le domaine du vampirisme. J'espère que la saison va évoluer dans le bon sens pour ne pas devenir qu'une banale série de fantasy pour ado supplémentaire.



Pretty Little Liars et Ravenswood.


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Pretty Little Liars se vantait être le Desperate Housewives des adolescentes. Pour info, en une saison, on a su comment Mary-Alice est morte. Là, ça va faire 4 saisons qu'on galère à comprendre comment Ali est morte, par qui et comment les gamines se font harcelées. Parce qu'on en vient à se demander si ce n'est pas toute la ville qui est contre elles. C'est de plus en plus irréaliste et cela ne permet plus aux personnages d'évoluer. Ils ne sont plus dans la nouveauté. Ils deviennent des pions dépourvus de surprises. Les rebondissements sont, pour citer le titre, tirés par les cheveux. On attend presque la fin de la série pour savoir enfin la vérité et arrêter de supporter des épisodes qui ne font qu'enterrés la crédibilité de la série. Comme si cela ne suffisait pas, les producteurs décident de créer un spin off Ravenswood centré sur Caleb, personnage secondaire et insipide, petit ami ou sac à main d'Hannah, dans PLL.



Pareillement à The Originals, Ravenwoods bénéficie d'un épisode introduction dans la série mère. Déjà, rien que dans cet épisode, la pirouette scénaristique pour faire rester Caleb dans la ville est totalement merveilleuse de débilité profonde. Les liars vont à une soirée à Ravenswood. Caleb s'y rend pour protéger Hannah et dans le bus, il sympathise avec une orpheline Miranda (petit boulet canon à l'expression boudeusement sexuelle) qui recherche son oncle. Après quelques péripéties, Miranda sauve et devient copine avec Hannah. Et attention final!!! Au moment de partir, Hannah demande à Caleb de rester dans cette ville pourrave et morbide pour veiller sur Miranda. Mais quelle meuf, dans la réalité, obligerait son mec à rester avec une bombasse qui porte des portes-jarretelles même en laine??? What the fuck!!! Visionnage du premier véritable épisode et là, on touche le fond.



PLL est encrée dans une certaine réalité et son spin-off joue dans le surnaturel. Rien que ça, on est dans le hors sujet. On retrouve tous les clichés de films d'horreur, de personnages pseudo-mystérieux sans pour autant éblouir par leur présence. On a toujours les ados au physique parfait. Même l'image à dominance bleutée devient too much. L'effet 90210 dans Sleepy Hollow ne fonctionne pas. Moi, qui est d'habitude une immense fan de ces atmosphères lourdes, sombres avec des cimetières et des personnages inquiétants, je ne suis pas satisfaite car les codes du genre horrifiques sont sur exploités et pas maîtrisés. Tout est prévisible. C'est plus chiant que flippant. On ne s'attache à aucun des personnages pas même l'héroïne de la série. Quand à Caleb, je pense que les scénaristes auraient du se débarrasser de lui depuis un bon moment car il n'a jamais essentiel à l’intérêt dePLL.



Si je devais en conseiller une, ce serait The Originals plutôt que Ravenswood. Et encore, il faudrait vérifier l'évolution du spin-off de Vampire Diaries.

Je ne pense pas que les séries, en général, aient besoin de spin-off. Un bon concept ne peut pas toujours se décliner à l'infini sans que la qualité en pâtisse. Il faudrait d'abord construire des séries solides faites pour durer avec des intrigues surprenantes et cohérentes. A bon entendeur...

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 15:53

Le dimanche 22 septembre 2013 marquait la date du final de Dexter après 8 ans de morbides et sanglants services. Si depuis la saison 4 (avec l'effrayant Trinity et le meurtre de Rita), la série s'éssouflait, le public continuait de suivres les aventures du plus célèbre serial killer du petit écran. Pourtant le clape de fin a retenti et scelle le destin de Dexter.

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Alors que peut on dire de ce final?

 

Pour ma part (car les avis sont très partagés), je trouve que le personnage a une fin méritée. Je le voyais pas en prison ou dans le couloir de la mort ou heureux. Ces trois cas m'auraient déçus et je pense que les scénaristes seraient tombés dans une facilité. Le fait qu'il termine seul (avec une chemise à carreau pourrave et une barbe toute dégueue) et dans l'indifférence totale est la meilleure des choses. Pareil qu'Hannah s'occupe de Harrison me semble logique. Elle est l'amour de Dexter et la personne la plus disposée pour guider le fils de Dexter s'il développait les mêmes instincts que son paternel. Quant à la mort de Deb, je suis pas du tout étonnée. J'avoue ressentir de la tristesse car elle était un personnage attachant tout en étant une force de la nature. Et puis un des personnages principaux qui meure dans le final, c'est un classique du genre. Les flash-backs sur la naissance d'Harrison ont donné une émotion à cette mort et a montré une autre facette de la relation Debra/Dexter. Pour ces raisons, je considère que cette fin n'est pas une catastrophe bien que quelques élèments m'ont quand même un peu laissé sur ma faim.

 

Ce qui m'a dérangé est la façon dont Deb meure... J'aurais vu une mort plus glorieuse que, en conclusion, en simple victime de Dexter. Sa pseudo déclaration à Quinn est baclée. On aurait voulu plus de larmes. En parlant de Quinn, la scène avec Batista et Dexter aurait du être sérieusement développée. Ils camouflent un meurtre, merde! Il aurait été bien aussi de montrer ce que deviennent ces personnages secondaire. Batista, Quinn, Jaime, Mazuka... ont fait partis du show. Le plus grand flop de ce final, celui qui déchaîne les coeurs sur la toile, c'est cette scène pitoyable avec l'ouragan Laura (belle référence à la mère du héros) et le corps de Deb. Comment a t'il pu sortir ce corps aussi incognito? Comment a t'il pu survivre à Laura? Ces incohérences ont décrédibilisé la fin de la série. Ce final aurait pu être plus saisisant si on aurait retrouvé des personnages du passé de Dexter. Sa mère, Rita, Brian Moser, Trinity, Lumen, Doakes, LaGuerta, histoire de dire définitivement au revoir à la série avec une nostalgie éternelle.

 

Tout ce que je peux retenir est que c'est plus une conclusion du personnage que de la série. La rumeur court qu'un spin-off devrait voir le jour. La question est quel personnage serait le héros et qui retrouverait-on? En espérant rapidement un élément de réponse...

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 19:41

The-Walking-Dead-2-.jpgAprès les conseils de 3/4 amis, j'ai enfin découvert The Walking Dead. Je n'avais pas vu autant d'hémoglobine depuis Games of Throne. Et je ne m'en plains pas au contraire (sauf que je vais avoir du mal à manger des spaghettis ou de la viande saignante pendant un moment) car la série est très accrochante.



La série est tiré de la bande-dessinée du même nom. Suite à une épidémie, la population mondiale est réduite en zombie amateur de chair fraîche. Persiste tout de même quelques groupes de survivants qui tente de survivre dans ce nouveau monde chaotique. C'est dans ce contexte que le shérif Rick Grimes se réveille de son coma. Déboussolé (il y a de quoi), il part chercher sa famille puis va guider un groupe de survivants.



J'adore les séries qui détruit notre bon vieux monde traditionnel. Avec The Walking Dead, je suis servie! Le chaos est une splendeur de réalité. La ville abandonnée d'Atlanta fait froid dans le dos (véhicules abandonnés, peu d'oiseau, bâtiments décomposés...). Un parfait terrain de jeu pour les zombies. La scène où Grimes sort de l'hôpital et voit tous les cadavres est effrayante à n'en pas dormir la nuit. Les zombies ont bien la tronche de zombie, il n'y a pas eu d'innovation et dans ce domaine là, ce n'est pas plus mal car l'histoire d'épidémie pour expliquer leur origine et la façon de les tuer sont largement suffisantes. Les zombies n'ont pas besoin de révolution (les vampires ont trinqués pour eux). La série a son lot de litres de sang. Les zombies ont faim et mangent gloutonnement et sans bonnes manières les humains autant que les bêtes. Cela donne des images "appétissantes". Pour tuer, ses êtres si amicaux, il faut leur dégommer la cervelle (rien que cela), là aussi, on a de jolies scènes. Cette violence répugnante n'est certes pas dérangeante car on sait que les héros doivent survivre dans ce monde hostile. Et puis quand on dit zombie, on s'attend pas à la tendresse Bisounours.



Les personnages sont pas mal fichus non plus. A commencer par le héros qui est tout ce qu'on attend d'un héros. Il est viril, courageux, se bat pour les siens et un capital survie phénoménal. Il est interprété par Andrew Lincoln. J'avoue que cela m'a perturbée de voir l'amoureux transi de Keira Knightley dans Love Actually jouer dans cette série mais, finalement, il s'en sort très bien. Pour les autres acteurs, il est difficile de juger car la première saison compte six épisodes (je vais m'attaquer ce soir à la deuxième) et les personnages ne sont pas encore tous exploiter. Pour ma part, je sens que Glen (Steven Yeun), Daryl (Norman Reedus), Dale (Jeffrey DeMunn), Andrea (Laurie Holden) et et Carol (Melissa McBride). La femme de Grimes ne m'attire pas de sympathie particulière. Comme je me suis fait spoiler par Wikipédia (et sans le vouloir pour une fois), je sais déjà qui va y rester (oh joie).



Cette série est géniale! On est pris dedans dès le premier épisode. Il y a de l'action en permanence et le suspens est parfois insoutenable. Les scènes gores sont justifiés et juteuses à souhait. L'histoire tient la route comme les personnages qui reflètent bien aussi l'ambiance qui peut régner dans un camp de survie (un tas de personnes différentes avec leurs passés lourds vu les circonstances et plus de douleurs que de joie).



En trois mots: je suis fan!!!

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 18:10

Et voici la suite de la saga des années 90 par LA série culte de l'époque: Buffy contre les vampires (ça y'est le générique a résonné dans votre tête).

 

Joss Whedon, resté sur sa faim après l'échec du film Buffy tueuse de vampires en 1992, est contacté par la fox afin de développer le film en série télévisée. Buffy contre les vampires est née et va combler de bonheur les téléspectateurs pendant 7 ans.

 

Buffy, adolescente qu'on pourrait percevoir comme superficielle, s'est vu imposée la mission d'éliminer les vampires car elle est l'élue, la Tueuse. Pour cela, elle est aidée d'amis, Alex, un looser au grand coeur, Willow une future sorcière en herbe, Giles, bibliothécaire et protecteur, Cordélia, la pimbêche du lycée, Oz, loup-garou musicos et Angel, vampire ténébreux doté d'une âme.Le brave Angel aura même droit a sa propre série, humblement intitulée Angel.

 

Si les effets spéciaux ont mal vieilli, le concept de la série pas tellement. Je m'explique. Buffy est une série qui a construit une vraie mythologie, un univers bien personnel. Les personnages évoluent réellement au fil des saisons dans un univers de monstres qui reflètent le monde existant et les peurs enfouis en chaucun. Les thèmes comme la perte d'amour, la solitude, l'avenir... sont abordés de façon rhétorique dans les combats que mènent la Tueuse et ses amis. Ce parcours initiatique se retrouve pas mal dans les séries actuellement. On entre dans une aire où les personnages ne sont pas tous ou méchants ou gentils, ils ont des qualités, des défauts, des forces et des faiblesses. La preuve avec Spike qui est sensé représenter le méchant de base mais son amour pour Drusilla puis Buffy, le rend humain et attachant (et accessoirement, il est super sexy...).

 

Une chose aussi que j'avais oublié depuis ma tendre adolescence où je regardais Buffy est le jeu. En réalité, je n'y avais jamais prété attention et je pense que simplement parce qu'il est parfait. Le talent des scénaristes y est surement pour beaucoup (les dialogues sont des perles de citations) mais les comédiens possèdent leur personnage et dégagent de l'émotion. Je me suis surprise à verser des larmes plusieurs fois pendant mon revisionnage car ils m'ont touchée en plein coeur. Leur joie émane de leur visage comme la douleur à travers leurs larmes. Ils parviennent à transmettre leurs doutes et leurs espoirs et nous atteindre en plein dans les nôtres. Pour dire, la plupart des acteurs continuent à faire une carrière exemplaire (SMG, David Boréanaz, Allison Hannigan...).

 

Comment ne pas parler de la musique dans la série. Elle joue un rôle fondamentale. Le créateur a fait appel à de nombreux groupes de rock indépendant pour donner une ambiance musicale atypique au programme. Si je me trompe pas, Buffy est une des première a intégrer autant la musique. C'est ainsi que des artiste comme K's Choice, Michelle Branch... ont pu faire une apparition et se faire connaître.

 

Le seul bémol que j'ai trouvé est le rythme, parfois lourd, ça manque de rebondissement.

 

Oui, Buffy contre les vampires mérite qu'on la regarde avec nos yeux actuels car, à défaut de garder une part de fraîcheur, elle nous fait entrer dans un autre monde où nos craintes sont incarnées et combattues.

 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 18:53

Faire un article sur Hélène et les Garçons est très compliqué car il y a beaucoup mais alors vraiment beaucoup à dire! Rappelons que je suis une fan d'AB production parce que sinon je n'aurais pas pu me coltiner plus de 200 épisodes du célèbre sitcom et une bonne vingtaine de son préquel Premiers Baisers (plusieurs lectures possibles du titre...). Regarder Hélène et ses potes des années plus tard nous montre par A + B que ce qui nous a échappé à 10 ans, ne nous fileras pas entre les doigts cette fois et on finit par être très critique.

 

Je vais être gentille avec le jeu des acteurs. Premièrement parce qu'il a participé au côté culte de la série. Deuxièment car le casting était composé de mannequins (no comment). Oui, ils jouent mal, on le sait et on en sourit. En fait, pour tout dire, ce n'est pas le pire de la série.

 

Hélène et ses copines, Cathy et Johanna rencontrent Nicolas, Etienne et Christian à la cafétéria du campus. Au fil des épisodes s'incrustent José, Nathalie et Bénédicte et autres Laly, Sébastien et Linda de fonction, formant à eux tous un club échangiste. C'est la vérité! Dans cette équipe tout le monde couche avec tout le monde. Chacun a fait cocu au moins une fois son partenaire avec un membre du groupe. Et chose extraordinaire, si quelqu'un rencontre une personne différente, c'est forcément un(e) ami(e) d'enfance ou un(e) cousin(e) d'untel! Rappelons que la sitcom se passe à Paris (leur monde est genre très petit et tout à fait réaliste).201210162129

 

Le look!!! A part un problème de coordination de couleur très flagrant, je ne peux pas m'attaquer aux tenues vestimentaires des filles. Elles représentent le style 90. Je rajouterais que les actrices sont dans l'ensemble jolies. Elles ne sont pas refaîtes, ni maquillées comme des voitures volées, le naturel leur va bien et la décennie actuelle devrait en prendre de la graine. Le problème vestimentaire vient surtout des mecs. Pas qu'ils sont mal fringués, c'est une histoire de cohérence. Les trois/quatre gars sont des musicos de rock (rock doit être pris ici dans un sens très large...). Ils sont habillés comme des choristes!!! Ils n'ont rien de rock! Même pas un bandana!!! Même les deux chevelus donnent l'impression de sortir d'une pub l'Oréal!!!

 

Discutons conversations... Zut, il n'y a pas de conversations! On n'évoque que très rarement les galères étudiantes mais qu'est ce qu'on parle des histoires de cul des copains. Choses choquantes: ils ne font que s'embrasser. Pour combler les vides d'action, on s'embrasse. Je remet le geste dans la réalité. Vous êtes en soirée, entre potes, dans un petit resto sympa. Un couple se fait un bisou, rien de bien anormal et là tout le monde fait pareil (et là le jingle retentit). Avouez que ça fait bizarre!

 

Les scénarios sont cycliques. On ne compte plus le nombre de viol ou tentative de viol dans la série et abordé avec une banalité choquante. La fille est souvent vengée par une baston risible à coups de testotérone de la part des garçons( voir vidéo: link ). Où est le suivi psychologique? Que fait la police? Dans le genre similaire, la drogue et l'alcool. C'est maaaalll!!! Une dose et tu es accroc. Tu deviens un gros toxico en un épisode. C'est important de dire que la drogue c'est mauvais mais il y a une façon de l'expliquer qui est tellement surréaliste dans ce sitcom, que même ce thème sérieux devient presque une plaisanterie. Hélène et les garçons aurait pu être aussi un message d'avertissement pour la sécurité routière. Il est connu que le traffic est dangereux à Paris mais là, on se demande si les personnages savent regarder la route quand ils traversent ou conduisent. Il y a un accident tous les 30 épisodes. A croire qu'ils ont un tarif préférentiel avec les hopitaux (et le garagiste aussi).

 

L'histoire de la musique aussi, ça tient pas la route. Les mecs arrivent à avoir des rendez-vous avec des "supers" producteurs sans sortir de leur garage. Ils ne font jamais de représentation. Je reviens sur l'affaire qu'ils jouent du rock, c'est quand même ces musiciens qui pondent, de manière fictive, les titres Pour l'Amour d'un Garçon, Peut-être qu'en Septembre. Je ne suis pas très calée en musique pourtant cette contradiction me place un coup dans l'estomac.

 

Nous rappelons qu'ils sont étudiants, on ne sait pas de quoi ils vivent tous (la vie à Paris est chère) car ils passent leur temps à la cafet', au resto et à la salle de sport. A noter aussi qu'ils ne font pas de soirées étudiantes et qu'on les voit toujours picoler du jus d'orange (l'alcool c'est maaaaaaaal!). Soudainement, pendant un épisode, ils ont des partiels et ils révisent!!! Alors comme ils sont très rarement en cours, ils doivent avoir un bon pote qui prend les cours.

 

Finalement, rien est réaliste dans Hélène et les Garçons. Tout est édulcolré. C'est un monde parfait où la vie étudiante est simple. On ne vit que d'amour et de jus d'orange. Tour le monde est beau et s'aime. Les méchants perdent toujours. Dans l'ensemble, il y a de belles valeurs et ce n'est pas pire que ce qu'on voit maintenant (cf Les Anges de la Télé-Débilité, pardon Réalité). Tous ces sitcoms sont en partis vénérées par une certaine génération pour ces nombreux défauts et les épisodes n'ont pas si mal vieillis. Ils apportaient de la légereté et de la bonne humeur quand on était pas à l'école. Et, entre nous, on se souvient tous du fameux générique.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 19:07

Hemlock-Grove1J'avoue sans hésitation que c'est parce que la série est produite par Eli Roth (type que j'aime juste pour son sourire pervers negligé charmeur et sa destruction de nazi) que j'y ai prêté attention. Ai-je regretté ce choix?

 

Des mystérieux meurtres apparaissent dans la bourgade d'Hemlock Grove qui correspondent à l'arrivée des Rimancek, une famille gitane. Le fils, Peter se lie rapidement d'amitié avec Roman Godefrey, ainé de la famille la plus riche et influente de la ville. Tous décident de mener l'enquête...

 

Je ne sais pas si c'est moi mais toutes les villes où ils se déroulent des faits fantastiques doit être à Trou du cul city où le brouillard persiste, le soleil est inconnu, des forêts flippantes et bien marécageuses poussent tout autour, des usines abandonnées font paysage et dles habitants sont très dérangés... Hemlock Grove c'est la ville jumelée de Forks (Twilight), presque on n'est surpris de ne pas voir la tronche d'enterrement de Bella. Côté personnage, c'est gratiné aussi. On remercie les scénaristes d'avoir mis au moins 7 épisodes à installer tous les protagonistes, ce qui créé de longues mais alors très longues longueurs. Tout ça pour qu'au final, les adolescents s'en sortent beaucoup mieux que les adultes. Chaque jeune parvient à nous attirer de la sympathie et à nous intriguer. Ce sont eux qui construisent l'histoire car les adultes, il n'y en a pas un à qui je n'ai pas voulu donner des grosses baffes. Je crois que la première place du podium est partagée entre la mère Godefrey (girafe brune à garde-robe blanche puant le sexe et le machiavélisme) et la Dre Chasseur ( girl power métisse faisait la guéguerre au loup-garou avec sa bouteille). Les scènes de gore ne sont pas aussi présentes qu'on pouvait s'y attendre, les personnages dans l'ensemble mystérieux voire monstrueux amènent une sacrée dose de questions, il y a des moments de cul (c'est devenu presque syndical dans toutes les nouvelles séries), ça fume des clopes, du shit, ça picole... Tout ce qu'il faut pour racoler le public sans pour autant répondre à ses attentes. Heureusement, les cinq derniers épisodes, la pression augmente d'un cran et là, enfin et Dieu merci, ça envoie du lourd pour un dénouement surprenant et plein d'hémoglobine (ne pas manger en regardant).

 

A mon avis, mon animosité envers les personnages adultes est du à la qualité du jeu des acteurs. Ce n'est pas possible d'être aussi lourd. J'ai été ravie de revoir le non loin charmant Landon Liboiron qui avait vécu la triste fin de Terra Nova et de découvrir Bill Skarsgard. Ces deux là ont réussi à tirer leur épingle du jeu. L'actrice (non déterminée) qui joue Shelley, a beaucoup de mérite pour dégager autant d'émotion d'un rôle complexe à interpréter (géante difforme, sans parole et fluorescente...).

 

J'ai du subir les deux tiers des épisodes pour trouver du bon dans la série. Hemlock Grove est trop longue à s'installer et s'éparpille dans tous les sens. Les dialogues sont parfois laborieux en particulier chez les plus âgés. Certains clichés du genre peuvent agacer. Pourtant, il faut tenir le coup! C'est dans le dernier tiers qu'elle révèle toute sa consistance et qu'elle s'inscrit dans le genre série d'horreur fantastique: crimes plein de sang, rebondissements, héros qui s'affirment, magie... Maintenant elle doit conserver ses promesses et maintenir cette position pour une seconde saison.

 

Ah oui, le générique est flippant comme je les aime... Lui, il m'a fait faire des cauchemars!

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 18:45

J'aime bien la religion. Si on met de côté toute la croyance qui est libre à chacun, les histoires sont merveilleuses et il n'est pas impossible de penser que la Bible est le premier livre fantastique... Sur la vague des séries de fantasy, Mark Burnett amène une version du livre saint qui souhaiterait, en cachette, faire passer Tolkien pour une lopette...

 

Je ne vais pas me fatiguer les doigts et les neurones à vous expliquer l'histoire de la bible: une partie qui raconte l'histoire d'un peuple persécuté et de leurs guides et une autre sur la vie de Jésus. Sinon, un coup d'oeil sur vos livres d'histoire suffira...

 

En toute objectivité, c'est un vidéo gag. A vouloir trop faire dans le fantastique, le réalisateur de cette mini-série a rendu la Bible sans crédibilité.

 

Ça commence fort avec le Satan qui ressemble à Obama (bonjour le scandale aux Etats-Unis). Les grandes phrases fortes et courageuses empreintes de foi sont servies à toutes les sauces comme un cheveu sur la soupe. Les anges sont des bellatres, spécialistes des arts-martiaux. Si le sexe est bien évité, on ne lésine pas sur la violence: yeux crevés, massacre de bébés, assassinats récurrents, têtes tranchées (on s'étonne presque de ne pas trouver Sean Bean au casting). Des scènes d'une caricature extrême agrémentent la série: ex: Satan face à Jésus, en noir et en blanc réciproquement, j'ai cru qu'ils allaient sortir des épées fluorescentes et que le musique de Star Wars allaient retentir. Et puis alors, le must, c'est le narrateur, le type on dirait qu'il lit Game of Thrones avec les séquences "précédemment" et "dans le prochain épisode", on s'attend à voir le film du siècle tellement qu'il s'y croit avec des images au ralenti, pleines de violence et d'héroïsme. Même si on voit que les moyens financiers ont été assez présents, les effets spéciaux restent peu intéressants comme le sur-jeu des acteurs.

 

L'idée de départ est pas mal du tout. Enlever la poussière sur le célèbre livre et de le remettre au goût du jour: OUI! Le coté instructif de la chose est important surtout où de nombreuses valeurs ont tendance à disparaître. Après fallait-il le "fantasyer" autant? Fallait-il autant montrer la violence (La passion de Christ de Mel Gibson avait déjà donné dans la catégorie mare de sang)? N'aurait-il pas fallu rester dans le domaine du familial pour une série diffusée sur History? Je ne sais pas si la chaîne a voulu s'attirer un public plus jeune ou, disons, plus actuel mais elle a fait perdre un peu l'authenticité de la Bible.

 

Un de mes grands regrets est aussi l'absence de certains passages. Il aurait été judicieux de transcrire les deux testaments en deux saisons, une pour l'ancien et une pour le nouveau. Car passer sous quasi silence l'histoire d'Adam et Eve, Cain et Abel, Joseph et ses frères, la tour de Babel... Ça fait très moyen et la série perd même de sa chronologie car le spectateur a des difficultés à se placer dans l'histoire et voir comment se succèdent les évènements.

 

Je conseillerais The Bible à des adultes car ils ont plus le sens critique envers la fiction télévisuelle et la religion.

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