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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 09:31

Après quelques temps d'absence, je me relance dans l'écriture de mon blog!

J'ouvre le bal de mes coups de cœur et de gueule 2.0 avec un livre Le livre perdu des sortilège de Deborah Harkness. Ce bouquin m'attirait toujours en librairie... A force de le croiser et d'attiser ma curiosité, l'homme me l'a offert au dernier Noël. Ca fait donc 9 mois que j'y suis dessus... Et je suis mitigée... Je n'arrive pas à dire si j'aime ou pas...

C'est l'histoire de Diana, jeune descendante d'une lignée de sorcières, qui refoule ses pouvoirs et ne veut pas entendre parler de magie. Hors un manuscrit tombe entre ses mains et voilà qu'elle se retrouve harcelée par d'autres sorciers, démons et vampires. Sa magie refait son apparition. Bien sur, un beau vampire ténébreux, Matthew (j'ai ri quand j'ai lu que le personnage était français), décide de la protéger. S'en suit une histoire de destinée, de guerre, de génétique et d'histoire.

 

Ce qui fait l'originalité du récit, c'est l'utilisation des sciences et de l'histoire. Parfois ce n'est pas évident à suivre et je ne comprends pas toutes les notions d'alchimie évoquées mais cela a le mérite de sortir du lot traditionnel d'histoires de vampires, démons et sorcières. C'est d'ailleurs, pour moi, la partie la plus intéressante et ce qui fait l'intérêt de l'histoire. La destinée peu commune de Diana et Matthew est sympa (je ne vais pas spoiler). On peut croire que ce couple pourrait tenir un peu plus la route que d'autres couples de littérature fantastique mais pourtant....

 

Pourquoi perdre du temps avec leur histoire d'amour??? Tout pourrait être passionnant et rempli d'action si seulement l'auteur ne s'entichait pas des états amoureux des deux tourtereaux. Ils ont déjà du monde contre eux, ils doivent remettre en route une armée. Donc pas besoin de s'enfoncer dans le bon sentiment romantique et laisser place à une dynamique où la passion des deux personnages pourraient s'épanouir et prendre encore plus de sens.

 

Sinon, l'écriture n'est pas désagréable. Il y a des descriptions précises, ni trop longues, ni trop courtes. On arrive à bien situer les lieux et à imaginer les traits des personnages. Les actions sont compréhensibles et on suit le fil facilement.

 

Conclusion: Je vais continuer! Je vais tout d'abord terminer la centaine de pages puis je vais lire le deuxième. Finalement, l'histoire n'est pas mal ficelée et ce serait dommage de ne pas connaître la suite. Même si cela n'est pas le coup de cœur du siècle, cela reste un roman largement sympathique et j'aime trop l'univers de la bit-lit pour laisser tomber.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 15:40

Les aventures de Harry Potter s'étant achevées, il fallait que son auteur trouve un nouveau roman à rédiger afin de prouver au monde littéraire que sa plume talentueuse ne se réduisait pas simplement au jeune sorcier. Une place à prendre s'impose donc comme la première oeuvre sans le célèbre héros. A mon avis, c'est un joli début.

 

Barry Fairbrother est mort et sa place au conseil paroissial de Pagford (petite bourgade campagnarde et nombriliste) devient vacante. Qui va le remplacer? Qui va continuer son combat pour les Champs (HLM local)? De nombreux personnages se croisent et se décroisent. Chacun voit son propre intérêt et fait tout pour parvenir à ses fins.

Il ne s'agit pas d'un roman pour enfants. On est dans un univers d'adultes. Le thème est différent (adieu les balais et les chapeaux pointus). Il n'y a pas un héros mais une multitude dont les points de vue sont alternés.

Je reconnais que le démarrage peut paraître long. On fait connaissance de nombreux personnages qu'on doit relier les uns aux autres. On cherche à savoir qui était du côté de Barry ou pas, quels sont leurs buts... Une fois que tout ce petit monde est placé dans l'histoire, on peut apprécier cette satyre des villageois anglais un poil embourgeoisés et surtout fiers de venir d'où ils viennent. Les protagonistes sont représentatifs de la population de ces coins typiques.

L'écriture est convenable même si on ne retrouve pas l'aisance des Harry Potter. Rowling confirme sa maîtrise des descriptions (ni lourdes, ni succinctes), on imagine facilement les lieux et les personnages qu'elles poussent au cliché pour faciliter le lecteur. Elle utilise beaucoup de vocabulaire (j'ai du sortir le dico plus d'une fois), ce que j'apprécie. Le rythme du roman est sa faiblesse. C'est long et on n'arrive pas à comprendre où elle veut nous mener. On voit le point de vue de tout le monde mais quel est la finalité. En parlant de finalité, la fin (surprenante) me laisse un goût amer. Le drame est intéressant et l'aspect moral est subtile et douloureux (j'ai eu la boule au ventre) mais j'aurais aimé qu'elle est plus de répercussion sur l'ensemble des acteurs du livre.

Une place à prendre est un bon roman. Ce n'est pas un best seller sans être une daube non plus. C'est un essai de l'auteur qui a tourné une page de sa vie littéraire et qui en promet d'autres encore plus belles.

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 19:00

 

Hier, j'étais dans une librairie avec mon copain, papillonnant parmi les rayons et, d'un coup, il me montre un petit bouquin tout content: La femme parfaite est une connasse. Je souris car le titre s'y prête bien, espérant que Bibichou ne m'envoyait pas un message subliminal (ce n'était pas le cas: certes je suis une langue de vipère mais pas une connasse). Pendant que Monsieur se dirige vers le rayon BD, je commence à feuilleter ce petit poche de 152 pages. Et là, en plein milieu du magasin blindé de monde, je pars dans un fou-rire. En cinq pages, je suis conquise. Hop! Dans le panier! Hop en une soirée, je l'ai terminé!

 

Merci Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard. Merci pour ce pur moment de détente, de rire aux larmes, de souvenirs. C'est un petit régal d'humour. Ces deux sœurs ont tout compris. Humoriste pour l'une et journaliste pour l'autre, leurs talents rassemblés et leurs expériences de femmes (car tout le livre sent le vécu) donne une parfaite synthèse de la femme normale avec une drôlerie décapente.

 

Tout y passe: la soirée arrosée, les chansons et chorés débiles (pour ma part, Everlasting love des Worlds Apart), les collègues de boulot, les cagoles (ou chagasses selon les coins de la France), les régimes, les hontes, les petites situations gênantes du quotidien et les mecs...

 

Je n'avais pas vécu une lecture comme ça depuis Les Tribulations d'une Caissière. Rares sont les sujets où je me suis pas dit: "oh merde, je l'ai fait!" ou "Oh merde, je l'ai pensé" (avec toujours un "Oh merde" car je suis loin d'être parfaite). Chaque mini chapitre me remémorait un souvenir, une époque dont parfois, en tant que jeune trentenaire, j'ai tendance à regretter. Hé oui, je me suis assagie!

 

Le livre est constitué d'environs une centaine de chapitres très très courts ponctués par des règles indispensables. Je cite:  "Règle n°4: On ne dira jamais en public: je trouve qu'il est sexy, Bob l'éponge". J'avoue j'ai trouvé Bob l'éponge sexy mais Théodore des Chipmunks l'est encore plus!

 

Donc, les filles (ou les garçons, ce n'est pas un livre adressé qu'aux femmes), si vous avez de rire, de lire sans vous prendre le chou ou de vous remonter le moral. La femme parfaite est une connasse est le livre idéal.

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 16:03

Avec un titre aussi accrocheur, je n'ai pu que craquer pour ce livre d'Elisabeth Brami. 78 pages de petits malheurs mais aussi de bonheur.

 

livre6483Myriam, classe de CM2, s'effondre en larmes devant son auteure préférée Amanda Malot, lors d'une rencontre au sein de l'école. A la suite de ce qu'elle qualifie la honte de sa vie, elle décide d'écrire son journal où elle raconte ses péripéties quotidienne, les grands évènements de sa vie de pré-adolescente: le divorce de ses parents, son passage en 6ème... Par la suite, elle se lance dans la rédaction d'un roman et surtout envoyer une lettre à l'auteure qui l'a inspirée.

 

C'est un journal très décousu qu'écrit Myriam. On ne la suit pas exactement jour après jour mais l'héroïne n'hésite pas à prendre son cahier et son stylo pour se soulager le coeur et écrire avec toutes ses larmes de petite fille (d'où le titre). Ses mots résonnent comme ceux qu'on a pu avoir enfant. Si on se concentre bien et qu'on plonge dans l'esprit de Myriam, on peut entendre une petite voix dans notre coeur. On reconnaît toutes les angoisses de cette période qui enveloppe la fin du CM2 à l'entrée en 5ème (ah les joies de la sixième).

 

L'histoire de Myriam m'a touchée. Elle m'a rappelée mon enfance, cette année un peu ingrate qu'on vit quand on rentre au collège. Myriam, c'est un peu moi à son âge: le rêve d'écrire, un rat de bibliothèque, des déceptions amicales, les premiers sentiments amoureux... J'ai été tellement prise dans sa vie que j'ai eu ma petite larme à la fin. Je dois être une éternelle enfant.

 

A savoir que ce livre a été écrit avec l'aide de plusieurs classes de CM2/6ème dans le cadre du feuilleton des Incorruptibles pour les Editions Thierry Magnier. Pendant six semaines, les élèves ont reçu les textes du livres et ont fait partager leurs opinions et leurs idées à Elisabeth Brami. Moi, je dis que c'est une superbe idée et que cela a donné un roman drôle et très touchant.

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 21:39

Au travail, ce petit roman a attiré mon attention. Je l'ai avalé en quelques heures.

 

Alors de quoi parle Enterrement d'une vie de cancre? D'un cancre (mdr), Bruno, qui doit être en classe de cinquième ou quatrième et de sa rencontre avec Madeline, une jeune fille intelligente qui cache un secret sous un look gothique. Il quitte peu à peu son status de glandeur pour celui de premier de la classe.

 

Bon OK, le livre fait à peine 100 pages mais la lecture se fait rapide car Hervé Mestron emploie une écriture simple et familière. On partage le point de vue de Bruno avec le langage véritable d'un jeune d'aujourd'hui. L'emploi du merde, de pouf ou d'expressions argotiques comme "bouffon", "chourave" donne un rythme et un sensation de proximité. Il manque un peu de dialogue mais cela a pour but de favoriser les pensées et les sentiments de notre cancre.

 

Les personnages peuvent se compter au nombre de 3: Bruno, Madeline, Mr Patachon (père de Madeline). Si Bruno nous atteint très facilement car nous sommes totalement dans son esprit, il est difficile de dire la même chose sur Madeline. Ok, on ne connaît pas sa vision de l'histoire pourtant son austérité la rend inabordable. Même quand on découvre son secret, on a du mal à s'accrocher à elle. Presque elle nous indiffère. On est plus ému par son papa qui laisse apparaître une véritable sensibilité.

 

L'histoire est pas mal construite. On regrette plus que la vie de Madeline soit mal exploitée, lui donner un aspect humain sous cet aspect quelque peu ferrailleux. La progression du personnage dans son nouveau chemin de bon élève semble un peu abrégé. Résultat la fin peut paraître bâclée.

 

Dans l'ensemble, c'est un livre qui se bouquine bien. Il fait passer un bon moment. C'est une jolie histoire avec un message sympa. Malheureusement, il me laisse sur ma faim. Au vu du sujet, je me serais attendue à plus de développement. A lire pour s'occuper un peu et donner de l'espoir aux cancres, aux personnes comme Madeline et aux équipes pédagogiques.

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 16:19

Travaillant depuis peu dans l'enseignement, je commence de plus en plus à m'intéresser à la lecture adolescente. Il est vrai que mon goût pour la bit-lit et la fantasy m'a souvent amené à approcher ces rayons de la bibliothèques, là, je me penche réellement sur ces lectures et leurs sujets que j'avais oublié depuis quelques années.

 

C'est donc 273 amis de Gép et Edith Chambon qui ouvre cette nouvelle vague d'aventures littéraires.

 

D'abord, c'est un livre dit graphique: il y a de la BD, des illustrations et des partis roman. Un excellent compromis entre les 3 qui offre une lecture agréable et pas ennuyeuse. Les dessins sont urbains et colorés adaptés aux lecteurs qui viennent de sortir de l'enfance. Petit plus sympa pour un livre d'ados: l'auteur présente les personnages  (photo intégrée) en quelques lignes avant de commencer l'histoire.

 

9782917442289.jpgL'histoire est très actuelle et s'adresse autant au public concerné qu'à ses parents car il parle des réseaux sociaux. Ah, Facebook, Twitter et tous leurs copains font entièrement partis de la vie des jeunes. En fouinant un peu sur Facebook, j'ai remarqué que je trouvais facilement des élèves de sixième d'un collège et très peu avaient protégés leur page. J'ai pu donc voir toutes les photos et autres publications sans être amie avec eux... Pas difficile de constater qu'ils n'ont aucune base de la sécurité et de la notion de vie privée... Alors les dérives peuvent venir très rapidement et innocemment.

 

Notre héroïne, Sonia a 11 ans, va au collège, plaisante avec ses copines, a un chéri, élève un rat, vit avec sa maman et un week-end sur 2 son papa et surtout elle possède un compte Facebook. Elle s'en sert pour poster des photos, commenter ses humeurs et tchater avec ses amis et son petit copain Salomé.  Un jour, elle publie une photo privée qui met un de ses proches en situation délicate...

 

Les personnages correspondent à la jeunesse pré-adolescente d'aujourd'hui entourée d'adultes qui vivent plus ou moins avec leurs temps...

 

Le livre n'aborde pas les dangers les plus horribles. L'auteur ne cherche pas à parler d'un fait divers à la Amanda Todd. C'est une petite histoire banale. C'est traité comme un geste amicale qui peut devenir maladroit et blessé un(e) ami(e). Le "tag" de photos est dangereux car on n'a pas envie de se voir afficher sur le net. On doit savoir utiliser son image internet. Il parle aussi du fait que les jeunes ont tendance à passer du temps devant l'écran, oubliant de se reposer, négligeant leurs études, ne pratiquant plus d'activité autre et sportive et surtout perdant le sens véritable du mot "communication". Gep montre aussi que les réseaux sociaux peuvent aussi être utilisé pour aider des amis et serrer des liens.

 

273 amis est un livre simple qui permet de prendre conscience qu'on ne peut pas faire ce qu'on veut sur les réseaux sociaux et que les plus jeunes ne doivent pas hésiter à demander de l'aide à un adulte afin de se sécuriser et d'employer ses sites à bon escient.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 17:57

Je sais, je sais, je dois avoir genre 10 ans de retard mais bon dénicher un Marjane Satrapi dans un coin de la bibliothèque municipale, c'est comme trouver un coffre d'or à une chasse au trésor...

 

broderies.jpgD'accord, j'ai connu l'auteur tout d'abord par son film Persépolis qui est un pur chef d'oeuvre de poésie cinématographique. Voir le devenir d'une enfant à la femme qui passe par une guerre, des révolutions, des chagrins d'amour en gardant cette pointe d'humour qui permet de relativiser les choses même les plus graves.

 

Alors Broderies raconte la fin de repas amical en Iran, auquel participe Marjane, sa mère et sa succulente grand-mère, sans oublier un tas de copines... Toutes ses petites dames, une fois que les hommes sont partis paître en troupeau, se prennent le thé et bavassent sur la gente masculine... Et, entre nous, les iraniennes n'ont rien à envier aux occidentales.

 

Si dans notre champ de vision réduite de la culture orientale, on imagine la femme soumise, voilée, sans liberté et sans pensée. Or à travers la lecture, on se rend compte qu'elles sont aussi romantiques, libres et délurées que nous. Leurs histoires font écho aux nôtres que se soit dans un mariage forcé, le premier amour qui ne l'est plus, le salaud qui nous arnaque... En ce qui concerne la broderie, je vous laisse deviner de quoi il s'agit...

 

Marjane Satrapi dessine simplement, il n'y a pas un millier de détails, c'est du naturel. Le noir et blanc appuie ce phénomène voir lui donne une proximité intime au lecteur. De près ou de loin, le visage des personnages nous interpellent et le décor peut se transporter n'importe où et n'importe quand.

 

Les héroïnes sont très attachantes, sans tabou et parlent de leur complexes amoureux avec subtilité. On voit les contradictions entre leur culture et leur mode de pensée plus moderne.Les dialogues sont drôles à connotation légèrement tragique. Pas de vocabulaire complexe et un langage familier qui permet une proximité avec notre quotidien. C'est de la conversation de fille à l'état pur.

 

 

En résumé: Broderies est le "Sex and the City" iranien!!!

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:24

J'ai entendu parler du film mais je n'aurais jamais pensé qu'il existait en livre. Alors quand à la bibliothèque, je tombe nez à nez avec la version roman écrite par Todd Strasser, je n'ai pas pu m'empêcher de saisir l'occasion.

 

Basé sur une histoire vraie, l'auteur nous raconte une expérience tentée par un jeune professeur d'histoire, Ben Ross, en Californie en 1970. Afin de montrer comment le parti nazi a pu s'infiltrer au sein d'un peuple sans qu'il y ait eu de résistance, il invente un mouvement intitulé la Vague, impose un slogan, un salut et un recrutement par la discipline et l'action. Les élèves se laissent prendre au jeu et la situation dérive sans que le prof puisse le contrôler.

 

Si l'histoire a un sens moral, elle aurait mérité d'être approfondie. On a plus l'impression de lire un résumé qu'un roman. Les personnages ne sont pas assez décrits et exploités. On survole les idées. On ne capte pas la psychologie des intervenants dont pourtant on partage le point de vue. On a une lecture sensée être choc entre les mains mais on lit avec la mollesse d'une rédaction d'un sixième, c'est plat. On ne ressent aucune action, pas de sentiment. On n'est même pas effrayé par ce qui se passe tellement que que l'écriture est sans relief.

 

Certes, ce livre s'adresse plus à des jeunes adultes, justement, il aurait été judicieux de pousser le vice plus loin afin de marquer vraiment les mémoires.

 

A lire, histoire de comparer avec le film (ce que je vais faire), sinon on peut très bien vivre sans.

 

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 13:22

Cela faisait depuis la série Marion Duval quand j'avais dix ans que je n'avais pas ouvert une bande dessinée. Au risque de me faire passer pour une profonde débile, j'ai pris la BD 1887 Chimère(s) parce que je trouvais la couverture jolie et que le personnage avait un coté tellement mutin et mystique que je croyais que le livre parlait de fée... Peut-être que qu'il évoquait plus la Fée Lattion (jeu de mot très connu).

 

ChimeresDans ce premier volume, La Perle Pourpre (rien que le titre évoque les faits) nous explique comment Chimère, jeune orpheline de 13 ans se retrouve catapultée "gentiment" par ses tuteurs (de braves gens qui pourraient faire passer les Thénardiers pour de gros blaireaux) à la Perle Pourpre, une maison luxueuse dirigée par la rigide Madame Gisèle, pour 1000 louis. S'en suit une sympathique vente aux enchères de sa virginité et un vague aperçu de sa première fois. On apprend la vie des filles de joies de l'époque entre amitié et rivalité, domination et espoir sous fond de maison close avec une héroïne qui, du haut de son jeune age, n'a pas froid aux yeux et la langue dans sa poche.

 

Peu connaisseuse du monde de la BD, je ne peux rien dire sur les auteurs. Les dessins de Vincent sont fins et anguleux qui donnent une douceur brute et triste aux personnages caractérisant aussi cette fin de XIX ème siècle. Le scénario de Peling et Melanÿn est très intelligent et subtil. Il n'y a pas de vulgarité tout en restant cru. On note la concordance entre le luxe et la luxure. Ajouter une histoire parallèle à Chimère sur le thème du monde industriel avec la construction de la Tour Eiffel et de du Canal de Panama promet d'autres intrigues et une intégration totale dans la culture et la politique de la III ème République.

 

Glénat, maison d'édition grenobloise, est très connue pour publier des mangas et des bandes dessinées originaux. 1887 Chimère(s) n'échappe pas à la règle.

 

Avec ce premier tome, j'ai juste envie de savoir la suite car de nombreuses questions restent en suspend. J'aime bien le personnage principal même si je la trouve trop mûre pour ses 13 ans et un peu trop blasée de la vie. Pourtant quelque chose m'interpelle en elle. Peut-être ses multiples facettes qui en font d'elle une sorte de chimère mi-femme mi-enfant, faible mais forte. J'adore cet univers libertin chic où elle évolue, elle montre une époque de débauche avec business. Les prostituées ont une certaine solidarité et la mère maquerelle est une femme qui intrigue par sa classe et sa rigueur. C'est la femme d'affaire du sexe. Les dessins peuvent être touchants comme terrorisants selon ce qu'ils représentent. Ils montrent une réalité avec force et finesse.

 

Je suis impatiente de découvrir la suite des aventures de Chimère dans Dentelles Écarlates.

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 07:03

Comme quoi, je ne me nourris pas que de feuilletons ou films, j'ai eu le plaisir de lire K-Cendres d'Antoine Dole.

 

k-cendres-gfTout commence en 1995, Alexandra est enfermée en hôpital psychiatrique. Elle subit un traitement de choc et semble dans un autre monde. Des années plus tard, Alexandra est devenue K-Cendres, rappeuse dont les textes poignants annonces des drames inévitables. La foule l'idolâtre et son mysticisme fascine. Rapper la soulage, apaise ses souffrances mais elle reste à fleur de peau. Elle est entourée d'un équipe qui voie en elle la poule au d'or. Pour la calmer et la manipuler, ils la cachetonnent comme on gave un canard. Elle peut compter sur Marcus, son garde du corps, qui voit sa protégée partir dans à la dérive.

 

Avec K-Cendres, Antoine Dole revisite le mythe de Cassandre (jeune fille qui reçut le don de prédiction mais en contrariant Apollon, personne ne croyait en ses propos). Son album s'intitule même Mes Prophéties. La jeune femme erre dans le monde du rap, s'exprime, on l'écoute mais rien n'en découle (sauf le fric dans le porte feuille du boss). On partage l'impuissance de l'artiste face à l'incompréhension de son entourage et celui de son public, qui ne voit en elle qu'une icône mystérieuse. Sa solitude fait mal au coeur et l'auteur par des mots durs et crus nous donne un sentiment de malaise permanent.

 

Ce qui est intéressant dans le livre, c'est le changement de point de vue. Le fil conducteur est la descente aux Enfers de K-Cendres mais Antoine Dole exploite la façon de penser de Jaz, le patron de la maison de disques, de Karine, employée aux dents très très longues et Marcus, le gorille protecteur. Une pléiade de personnages à l'ombre déchiré est exposé dans ce roman et nous enfonce dans un univers obscure et décadent, parlant à cette nouvelle génération de jeune gens.

 

Je ne connaissais pas l'auteur et j'ai été ravie de découvrir son roman. C'est très dur et j'ai été mal à l'aise magrè mon plaisir de lecture. J'ai aimé ce personnage qui fait echo à Amy Winehouse (d'ailleurs les faux articles de la quatrième la compare à la défunte chanteuse). A chaque ligne, on cherche une solution pour la sortir de ce chaos médiatique et qu'elle devienne libre de sa vie. C'est un livre prenant avec de nombreuses sensations comme on aime en lire.

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