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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 16:44

Jamais je n'ai été au cinéma avec la boule au ventre et la peur d'être déçue. Car il faut dire que la bande-annonce du film Les 3 frères, le retour n'était pas alléchante. Sans compter que la suite d'un film aussi culte que Les 3 frères, pratiquement 20 ans plus tard devait satisfaire l'attente des fans.

Les 3 frères est une des comédies qui a marqué ma génération par un groupe de comiques culte, les Inconnus. Pas une soirée entre amis se passent sans qu'on les cite.

Les revoir au cinéma, je ne m'y attendais plus mais finalement, ils l'ont fait et malgré la BA très moyenne et les critiques durs, j'ai passé un bon moment mais sans plus.

 

Alors on rit, c'est certain. Les gags s'enchaînent, les répliques sont drôles, les situations toujours tordues et rocambolesques. On retrouve avec plaisir cette fratrie de bras cassé qui traîne toujours autant de casseroles derrière elle. Il est sympa de savoir ce qu'est devenu Mickaël et de faire connaissance avec Sarah qui apporte une touche de féminité.

Pourtant, ça ne sort pas du lot. Le film est une comédie sympathique comme on sait les faire en France mais ne tire pas son épingle du jeu comme son premier opus ou des fims comme Incassable ou Bienvenue chez les Ch'tis.

 

Quels sont mes reproches?

La situation: encore une histoire d'héritage. J'aurais aimé les découvrir dans une situation différente.

Les stéréotypes: la banlieue ultra wouech-wouech, c'est pénible car on la mange déjà à toutes les sauces dans tous les films abordant le sujet.

L'absence de Marie et Juliette: mine de rien, j'aurais aimé savoir ce qu'elles étaient devenues.

La critique de la société: bah oui, là où les 3 frères se distinguait par rapport aux autres comédies était la critique de la société, une caricature de l'administration et des lois françaises et le film disait tout haut ce que la majorité des français pensait tout bas.

 

Dans l'ensemble, il reste très correct et largement au-dessus de sa bande-annonce et de ce que racontent les critiques. Après, je vais être honnête, il n'arrive pas à la hauteur du premier et n'aura pas le même impact sur le public. Je ne pense pas qu'on fera de nombreuses références à ce film.

 

C'est dommage car les Inconnus sont des artistes formidables qui comprennent très bien les travers de notre société. Quand on regarde leurs anciens sketchs, il n'est pas difficile de remarquer qu'ils sont toujours d'actualité.

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 17:36

n-PHILIP-SEYMOUR-HOFFMAN-large570

C'est avec une sincère tristesse que j'ai appris hier soir la mort d'un acteur formidable, un des plus doués de sa génération, nous a quitté. Philip Seymour Hoffman a été emporté par ses démons et une dose de trop, le 2 février 2014 à l'âge de 46 ans...

 

Je n'ai point envie de m'attarder sur le fait qu'il ait été héroïnomane car finalement, je n'ai jamais eu l'impression de voir un artiste défoncé. Je n'ai pas l'image d'un acteur défoncé et dont les photos de soirée aurait été publiées dans les torchons du monde entier. Pour moi, c'était un homme discret qui n'étalait pas sa dépendance sans pour autant la cacher. Mais surtout il restera, à mes yeux et pour ceux de beaucoup d'autres, un acteur incroyable qui savait se métamorphoser pour ses rôles et interpréter un panel de personnages différents.

 

Le premier que j'ai vu avec Philip Seymour Hoffman est Polly et moi. Ce n'est sans doute pas celui qui vient forcément à l'esprit et j'entends les puristes cinéphiles crier au navet. N’empêche que j'ai passé un bon moment (vu deux fois au cinéma et acheté en DVD) et je pense que c'est grâce à notre déjà regretté acteur. Avec son rôle d'acteur raté égocentrique, il pique sans hésitation la vedette à Jennifer Aniston et Ben Stiller. Rien que de penser à ses scènes, j'ai le sourire...

 

Truman Capote est le second film qui me vient à l'esprit. C'est son jeu juste, en finesse, son expression et son charisme qui ont porté le film. Il campe le héros/titre lors de sa "dissection" et écriture d'un livre au sujet d'un fait divers sanglant qui donnera le chef d’œuvre littéraire De sang froid. Cette interprétation lui vaudra l'oscar du meilleur acteur en 2006.

 

Le dernier film que je souhaite évoquer est Good Morning England. Cette magnifique déclaration d'amour au rock et à la liberté réalisé par le maître de la comédie anglaise, Richard Curtis est un petit bijou du cinéma. PSH joue "Le Comte", un DJ à l’ego démesuré amateur de drogue et de femme mais fou d'amour pour la musique qu'il diffuse à partir d'un bateau en mer internationale car à l'époque le rock était interdit. Là, encore, l'acteur explose et nous fait naviguer à travers moult émotion.

 

Dernièrement, il avait réussi à se faire connaître du jeune public en interprétant le nouveau haut juge, Plutchard Heavensbee dans Hunger Games. La saga devra trouver un remplacant à sa hauteur, fonction qui ne sera pas évidente.

 

Philip Seymour Hoffman va manquer au cinéma. Qu'il repose en paix

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 15:36

 

lifestyle_cinema_hungergames_05.jpgLà, c'est du coup de coeur de chez coup de cœur! J'ai découvert en DVD, le premier volet de cette saga qui fait tant parler d'elle autant dans le cinéma que dans le domaine littéraire (les 3 tomes ont été écrit par Suzanne Collins). J'ai aimé ce triangle amoureux sous fond de jeux meurtriers qui peut être perçu comme une sonnette d'alarme aux dérives de la télé-réalité. Je n'ai eu donc aucune difficulté à me laisser convaincre d'aller voir le deuxième opus, Hunger Games, l'embrasement, au cinéma.

 

Suite à sa victoire aux 74ème Hunger Games, Katniss et Peeta doivent effectuer une tournée dans les différents district de Panem. Ils découvrent que la rébellion face au Capitole prend de plus en plus d'ampleur et que Katniss est devenue l'emblème, ce qui ne plaît pas au président Snow. Il met en place les Hunger Games de l'expiation qui font participer des anciens gagnants des 25 dernières sessions (2 par district). Le véritable but étant de faire mourir Katniss.

 

Contrairement à une autre saga qui raconte un triangle amoureux sous fond de sang, on a une héroïne charismatique interprétée par une jeune actrice talentueuse, Jennifer Lawrence. Elle sait donner de l'émotion et enflamme l'écran. L'histoire n'est pas concentrée sur la romance (Katniss ne vit pas à travers son petit copain à l'instar de Bella quiche). Peeta (Josh Hutcherson) est un garçon simple avec le coeur sur la main qui doit affronter des rivaux qui veulent sa peau et un autre qui est un pur bellâtre de base ( Liam Hemsworth est une bombe).

L'affaire de la rébellion donne une autre valeur à la saga. Ce n'est pas que de l'amour, il est question de liberté, d'amitié de se battre pour l'égalité et contre le despotisme d'un gouvernement dictatorial.

Il y a une critique de la télé-réalité. Hunger games montre ce que peut amener la télé: massacre d'adolescents dans ce cas. Tout ça au nom du "spectacle" mais surtout du pouvoir de la peur...

Le trio est entouré de personnages secondaires très sympathiques comme Haymitch Abertnathy, Effie Trinket et Cinna. Sans oublier le méchant président Snow qui fait froid dans le dos et qui valorisé par le jeu formidable de Donald Sutherland. Il n'y a aucune erreur de casting. Les acteurs sont bons, ils explosent. Ce n'est pas du casting au rabais!

 

Le film est riche en rebondissement, en action. On ne s’ennuie pas une seconde. On a un effet blockbuster très dominant mais finalement ce n'est pas gênant car on se laisse prendre au jeu. Le visuel est soigné. Il y a de l'imagination dans les décors futuristes comme dans les plus naturels. Cette créativité va au delà du paysage. Dans les coiffures et surtout les tenues, on trouve une originalité bluffante (Cinna, le styliste possède un univers magique). On se croirait dans un conte féerique de la mode. Les toilettes d'Effie sont un show à elles seules jusqu'au bout des cils. La robe de feu et surtout la robe de mariée de Katniss qui se transforme en geai moqueur sont irréelles de beauté.

 

J'ai aimé ce film car il y a plusieurs lectures. Il s'adresse à des adolescents et aux adultes. Par la violence des massacres, je ne le recommanderais pas au moins de 10 ans. Les héros sont attachants. J'aime leurs combats autant sur le plan physique que moral. On nous montre aussi la manipulation des médias pour arriver à ses fins. L'histoire d'amour est présente juste ce qu'il faut.

Maintenant, je n'ai qu'une envie, c'est de connaître la suite et vu que je ne suis pas certaine d'être patiente pour la sortie du trois, je pense que je vais m'attaquer aux romans.


 

 

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 12:26

 

Quand j'étais gamine, j'ai voulu être une super héroïne. Je me prenais pour une des guerrière de Sailor Moon (l'intello si mes souvenirs sont exactes) et je voulais me marier avec un Power Ranger (le rouge: le brun avec une bouille de bébé). Depuis j'ai grandi et mon dernier acte héroïque est d'avoir sauvé un ridicule insecte d'une araignée...



Pour en revenir au cinéma, j'avais adoré le premier volet de la série Kick Ass, adapté du comic éponyme. Ce parfait mélange d'action, de dérision et de réalisme. A la fin du film, moi aussi, j'aurais voulu savoir utiliser les flingues comme Hit Girl. J'attendais la suite avec grande impatience.Et je n'ai pas été déçue...



l-affiche-de-kick-ass-2.jpgLe réalisateur, Jeff Wadlow, avait la difficile tâche de succéder à Matthew Vaughn qui avait su retranscrire à l'écran un univers proche du comic et très décalé des films de super héros dont les maisons de production nous gavent. Le nouveau s'en sort finalement très très bien et Vaughn reste tout de même le producteur. En fait, je me suis pas rendue compte qu'il y avait eu un changement tellement que qu'il a bien repris les bases de Kick Ass. On retrouve les petits bouts de BD par çi par là. Il y a de la bonne violence qui est tellement bien tartinée d'humour qu'elle passe sans déranger. Les ralentis sont juste toujours aux bons moments. Les scènes d'actions sont accompagnés d'une bande sons enfantines qui font que la situation devient drôle.



Côté casting, on est bien servi. Pratiquement toute l'équipe a rempilé ( je regrette l'absence de Evans Peter tout de même). Aaron Taylor Johnson est de plus en plus charismatique malgré son air de geek perdu. Chloé Moretz est comme toujours formidable. N'étant pas la beauté hollywoodienne, le contraste Hit Girl/Mindy est intéressant dans le sens où elle démontre, comme son personnage, qu'on n'est pas obligé de rentrer dans le moule que veut la société (les scènes avec les pouffes sont à mourir de rire). On retrouve l'excellent Christopher Mintz-Plasse qui est au delà du ridicule en Mother Fucker capricieux (moi, il m'a fait flippée car j'ai constaté que CMP ressemblait à mon ex copain). Les nouveaux sont aussi bons. Jim Carrey méconnaissable est un chef de gang réaliste. J'ai beaucoup aimé ce personnage. Autre membre du casting, Donald Faison. Ancien de Scrubs, il montre encore l'étendu de son talent et son personnage est sympathique comme les autres super héros, d'ailleurs.



Kick Ass 2 n'a rien à envié aux autres blockbusters à la Dark Knight, The Avengers ou autre Superman (même si j'aime bien Spiderman). Sa violence et ses dialogues vulgaires ne choquent pas par le principe qu'il ne se veut pas forcément sérieux (c'est mon idée). Il faut que le public ait conscience de ce second degré. Je l'ai trouvé moi agressif que le merdique Django Enchained de Tarantino (je m'en remettrais pas). Ici les scènes brutales étaient justifiées et n'avait pas pour but que de montrer de l'hémoglobine.



Il aborde le problème de pourquoi on veut devenir un héros (vengeance, désir de le rendre meilleur...) mais aussi le tiraillement entre ses deux vies parallèles et ses conséquences. Il y a beau avoir ce festival de sang, il y a une part de réflexion. Passer d'une personne finalement quelconque à un héros masqué, ce n'est pas vraiment donné à tous (voir inexistant) car il comporte une part de risque qu'on a pas envie d'avoir sur nos épaules car il s'agit d'une lourde responsabilité. On constate que dans cet épisode la vie de Dave est mise à rude épreuve et je souhaiterais pas être à sa place.



Un bon divertissement qui mérite d'être vu au cinéma.



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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 13:13

Il y a des moments dans l'année où ma personne, véritable cynique en matière de sentiment suite au jour où mon ancien copain a mis fin à mes rêves de jeune fille créés par Disney et autres charlatans du septième art, décide de ramollir sa brique de coeur pour faire ressortir la guimauve en elle (c'était mon passage confessions intimes). Hier soir, je me suis gavée d'amour à en crever (belle citation de Love Actually) en choisissant deux films d'amour pour compagnie. J' ai passé une soirée magique dont je suis sortie rêveuse et le coeur léger (guimauve!!!). Il me manquait juste mon pot de glace Haggen Dazs (meilleure crème glacée pour ce type de soirée).

 

Je te promets (The Vow) de Michael Sucsy:

 

thevowAvec Channing Tatum (l'armoire à glace de GI Joe devenu sex symbol) et Rachel McAdams (ex de Ryan Gosling), les têtes d'affiche aurait pu annoncer le parfait nanard ricain.

 

Le scénario aussi qui tient en une ligne: Léo et Paige s'aiment depuis des années. Ils ont un accident. Paige perds la mémoire. Son mari lui est inconnu. Il décide de la reconquérir. L'intérêt est qu'il s'agit d'une histoire inspirée d'un vrai fait divers.


Et c'est beau. On a envie d'y croire. Il y a les belles paroles, les parfaits petits gestes qui nous fait craquer et dont on rêve. On aimerait avoir un homme qui nous aime autant que Léo aime Paige. On s'accroche autant que lui pour qu'elle retrouve cette fichue mémoire.Tatum et McAdams forme un joli couple actuel et plein d'entrain.

 

Ce n'est pas le film du siècle, il ne révolutionnera pas le genre mais c'est une comédie parfaite pour redonner le désir de croire en l'amour avec un grand A. Allez! Une grande bouchée de glace (à la guimauve...).

 

 

The First Time de Jon Kasdan:

 

-The-First-Time-2012-dylan-obrien-31542939-1000-562.jpg

 

Deux acteurs quasi inconnus: Britt Robertson et Dylan O'Brien pour un couple d'adolescents oh combien bouleversant de réalisme.

 

Contrairement au premier, il s'agit d'un film indépendant et ça se sent... Dans l'image qui n'est pas sublimée dans un monde parfait et surtout dans les dialogues. Je n'ai jamais vu un film d'amour avec autant de vraies conversations qui pourrait réellement être dîtes.

 

Les deux personnages sont encrés des doutes des premiers émois et de cette fameuse première fois car il s'agit d'une réflexion sur cette terrorisante première fois qui hante l'esprit de tous les ados. De même qu'on retrouve ces fameux gestes de l'amour naissant, ces regards qui changent sur l'autre et qui troublent. Il y a une beauté douce et fragile dans leur histoire.

 

Les deux acteurs sont géniaux. Leur candeur naturelle, la manière de prononcer des mots si sincères est déroutante de crédibilité tellement qu'on en voit peu souvent au cinéma où tout est exagération. Tout sonne juste montrant que tout n'est pas guimauve en matière d'amour...

 

 

Les filles ou garçons (car il y en a qui aiment ça ou qui savent faire plaisir à leur compagne), à vos pots de glace et vos mouchoirs.

 

Comme une brave Bridget Jones en puissance, j'ai versé ma larme aux deux films, j'ai serré mon nounours et je me suis endormie sourire aux lèvres, légère comme une guimauve.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 06:36

Je l'avais raté au cinéma et pas eu le temps de le voir sur petit écran alors quand hier, après des mois d'attente, j'ai pu enfin apprécié le dernier Tarantino, Django Enchained, j'ai vécu mon premier ascenseur émotionnel cinématographique.

 

Je suis une fan de Tarantino. Si j'ai accroché moyennement avec Reservoir Dogs, Jackie Brown et dans une autre mesure Pulp Fiction, je reste devant à chaque fois diffusion. Je me suis éclatée devant la portion Tarantino dans The Groom. Kill Bill 1 et 2 sont deux merveilles de violence avec une héroïne charismatique et attachante. Quant à Boulevard de la mort et Inglourious Basterds, ce sont deux films cultes que je peux regarder dix fois sans me lasser. Donc j'attendais ce Django avec l'impatience frétillante d'une pucelle... Bonjour déception.

 

Synopsis: un esclave est libéré par un mystérieux chasseur de prime et décide de récupérer sa femme dans une plantation du Mississipi, en 1858. Avec cette ligne de scénario, Tarantino avait de quoi faire un western spaghetti parfait. Finalement, ce n'est que 2H45 à se faire chier et à avoir la gerbe (je pèse mes mots).

 

On va commencer par les points positifs, juste pour dire qu'il y en a quelques uns. Les acteurs sont bons ou, devrais-je dire, Christopher Waltz et Leonardo DiCaprio sont bons même si le premier nous réchauffe Landa et que le deuxième confirme juste (comme à chacun de ses films) qu'il est un bon acteur. Samuel L. Jackson avec son rôle de vieux salaud de régisseur est une perfestion. Le reste du casting ne casse pas des briques surtout Django: Jamie Foxx n'a pas du avoir de problème à apprendre son texte vu qu'il doit ouvrir 5 minutes la bouche dans tous le film pour débiter quelques phrases sensées être cultes.

La musique est un véritable juke-box de bonheur à l'exception de ce passage de rap qui gâche une scène déjà stérile: une mouche dans une soupe d'épinard. Mais dans l'ensemble, le son est bon, très western, très américain bien que justement les morceaux s'enchaînent sans véritable raccord.

Si, la photographie est meilleure que dans ses précédents films. Les paysages sont splendides et nous transportent dans le far west.

Quelques scènes sont tarantinesques: la rencontre Django/Schultz, la parodie du Klux Klux Klan et le final (et encore ça peut se discuter). Tout le reste du film est à jeter!

 

Où est l'originalité du scénario??? Ce montage d'image n'est qu'un copié/collé raté d'Inglourious Basterds. Là où IB innovait par l'appropriation de l'histoire, un ton décalé sur un thème grave et très connu, avec des dialogues cyniques, drôles et intelligents et une violence qui collait au contexte, DE n'est qu'une succession de scènes gores avec pour seule morale, la violence engendre la violence. Il n'y a pas de message, même pas une déclaration d'amour au cinéma. Rien, le néant. Même sa vengeance, on n'y croit pas. Il ne met pas fin à l'esclavage, Il fait juste un massacre et l'explosion de la baraque rappelle la scène finale de IB. La scène des chiens était de trop et à gerber! On bouffe du racisme anti-noirs et anti-blancs à toutes les sauces avec autant de sang et de vulgarité dans les deux camps. Le terme "nègre" est employé à tort et à travers (même si aux Etats-Unis "negro" n'est pas une insulte). Le film est juste un trou rempli de sang avec quelques perles de dialogues. On sent un Tarantino en panne d'inspiration qui tente de faire du neuf avec du vieux sans s'offrir un vrai style vintage. On n'y pas même pas l'ongle d'un petit doigt de pied!!!

 

Et alors les personnages! Le héros a le charisme d'un mollusque. Dans IB, on pouvait reprocher une absence de sympathie pour Shoshannah mais c'était justifié plus par le jeu de "l'actrice" Mélanie Laurent que par le personnage (n'importe qui aurait mieux fait l'affaire). Mais ce Django est mou même quand il tire sur tout ce qui est blanc, il ne dégage rien. Le Dr Schultz est une version gentil de Landa et finalement ne sert pas à grand chose en mentor. Le personnage de DiCaprio aurait pu être intéressant s'il aurait été un temps soit peu exploité. La femme de Django est d'une insignifiance totale à se demander ce qu'elle apporte le film. Ok, elle est la quête de Django mais il est difficile de lui donner une quelconque intention. Elle sourit, chouigne, fait la mignonne (Mélanie Laurent aurait pu l'interpréter, c'est pour dire). Seul le régisseur, Stephen parvient à nous procurer un vrai sentiment de dégoût mérité.

 

Tout ça pour dire que j'y ai cru pendant une heure et après j'ai subi un film trop long et qui m'a laissé un goût amer. Je n'arrive pas à comprendre les critiques élogieuses sur les sites cinématographiques. A croire qu'on met la note maximale juste parce que c'est Quentin. La rumeur court que Tarantino envisagerait Kill Bill 3... Vu cette daube de Django, j'ai peur pour Beatrix Kiddo.

 

 

 

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 06:47

scream-4-bande-annonce.jpgOui, c'est vrai, j'ai plus de deux an de retard mais je l'ai rattrapé gentiment le week end dernier. Ah Scream et ses suites, ils ont été la saga d'horreur la plus 90 des années 90. Ces films ont tellement marqué une génération que le réalisateur a voulu remercier les fans par Scream 4, en 2011, soi quinze après le premier opus.

 

La trilogie:

 

Ce qui m'a le plus horrifié en regardant ces trois films, ce sont les vêtements. Ma réaction a été: "Oh mon Dieu, je m'habillais comme ça!!!". Je ne me rappelais plus de ces pantalons taille haute trop larges et informes, de ces jupes ultra longues aux couleurs passées et ses t-shirts qui me semblent maintenant une honte à la féminité. Cette parenthèse vestimentaire achevée, je me suis concentrée sur l'aspect horrifique des Scream. Alors, pas de problème pour le 1 que je le trouve génial, les acteurs principaux sont relativement bons et sont la fine fleur des acteurs tendances de l'époque: Courteney Cox (Friends), Neve Campbell (La vie à cinq), Drew Barrymore (ET), Rose Mcgowan (Charmed)... Le suspens est maintenu à coups de musique angoissante, de gros plans et de point de vue du tueur. L'hémoglobine coule à flot et les habitants de Woodsboro savent très bien crier. La voix pervers de l'assassin et l'omniprésence du téléphone est démoniaque. C'est, quelque part, une introduction symbolique parfaite du futur envahissement de la téléphonie dans nos vies. Le seul hic est que j'ai trouvé les meurtriers trop facilement, j'aurais aimé être plus surprise. Le 2 reprend les mêmes éléments de mise en scène avec de nouveaux personnages à zigouiller et un final marquant. Pour le 3, je n'ai pas grand chose à dire car c'est celui que j'ai le moins apprécié (personnages moins consistants dans l'ensemble). Il est finalement lourd et inutile, n'apportant rien de plus aux deux précédents. La présence de Patrick Dempsey est le seul point fort et apporte un happy end pour clore la trilogie.

 

Le remake:

 

Il m'a mis sur les fesses. Scream 4, c'est comme une bonne collection de mode, on fait du neuf avec du vieux. On reprend les mêmes héros: Gail, Sydney et Dewey. On les replace dans leur contexte: Woodsboro. On rajoute des adolescents à massacrer. Et on perturbe ce petit monde avec un nouveau Ghostface. Rien que l'introduction vaut des points. Les scènes de meurtres sont sanguinolentes et angoissantes. Le nouveau casting est génial et introduit la nouvelle génération d'actrice de la télévision américaine: Lucy Hale (Pretty Little Liars), Shenae Grimes (90210), Hayden Panettiere (Hero) et surtout l'incroyable Emma Roberts (cette gamine détient un panel d'émotion fascinant dans tous ses films, je suis fan). Gail à la dérive et Sydney en star de la littérature est un échange de statu pas mal fichu et qui permet de redécouvrir les deux femmes sous d'autres facettes. Dewey reste Dewey en moins boiteux. Pour en venir à l'assassin, l'identité de Ghosface est tout bonnement inattendue. J'ai juste trouvé un défaut à ce film: Pourquoi avoir appelé un personnage Kirby??? Qui appellerait son enfant Kirby? Allô quoi?

 

Sans être une grande fan non plus, j'avoue que Wes Craven, le réalisateur et Kevin Williamson, le scénariste, ont réussi à donner vie à une série de film qui ont marqué l'histoire du cinéma d'horreur. D'ailleurs, les Scream sont un hommage aux films du genre. D'abord par sa construction, ses nombreuses références, les titres cités et surtout ce magnifique fil conducteur qui est présent dans chaque film. Débuté par le regretté Randy dans le 1, le personnage explique à chaque opus comment faire un film d'horreur, une suite, une trilogie (via une K7 vidéo, les anciens savent ce que c'est) pour être repris par le ciné club du lycée de Woodsboro dans le 4 en expliquant le parfait remake. Difficile aussi de passer à côté des films Stab, des scènes au cinéma, dans des studios ou les séquences de visionnage de vidéos. Scream est une déclaration d'amour au vieux cinéma d'horreur et le duo Craven/Williamson a su donner ce sentiment aux spectateurs à travers ces moments de frayeurs.

 

Après le succès de Scream 4, je serais épouvantement enchantée si Hollywood nous proposait le remake d'un autre film culte de ce genre: Souviens-toi l'été dernier.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 14:27

Fête du cinéma oblige, il est de tradition de se mater, avec les amis, les films du printemps à un prix accessible au porte-feuille ( ce n'est pas le téléchargement qui tue le cinéma mais la place à 10,40€).

 

 

Premier film: Le monde fantastique d'Oz

 

Pour faire bref: très sympa. Disney a sorti des liasses de billets! Photographie sublime à faire réver, petits être attachants (Porcelaine m'a tirée des larmes... presque), histoire simple (le bien contre la mal) servant de préquel au célèbre Magicien d'Oz et surtout casting de rêve: James Franco, Mila Kunis, Michelle Williams, Zach Braff (qu'on aurait voulu voir plus). Une machine de guerre cinématographique qui plaît aux petits et au grand.

 

Sans être le film de la décennie, il possède la qualité de divertir. Il nous emmène dans un autre monde, plus féerique où les gentils gagnent, où il existe une vraie morale. Je pense que chacun de nous a la secrète envie de vivre dans le pays d'Oz (et, si vous êtes une femme, avoir James Franco dans son lit).

 

Deuxième film: 40 ans, mode d'emploi

 

Autant j'ai adoré En cloque, mode d'emploi, autant là, j'ai compté les minutes et s'il n'y avait pas eu six personnes à côté de moi, je me serais barrée de la salle. Ok, quelques répliques ou situations prètent à sourire mais c'est tout. Tout le reste du film est une succession de cliché américain sur la quarantaine sans aucun lien entre eux. Le tour de la question (comment vivre la quarantaine?) est torché en 45 minutes et les 1h30 restantes ont été longues, longues mais alors très longues. C'est la pure comédie américaine sans intérêt qui (autre que le tarif) nous fait bouder les salles obscures. je le déconseille même en téléchargement!

 

Allez voir Le Monde Fantastique d'Oz, histoire de voyager dans le merveilleux.

 

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 17:47

Il y a des fois où le hasard fait bien les choses et il arrive d'avoir de belles surprises. Avec Le Monde de Charlie, j'ai passé un moment subtil de cinéma.

 

Une adolescent, un peu perdu, rentre au Lycée. Sans amis, il est un peu le souffre douleur et passe son temps seul à lire et écrire, souffrant en silence. Un jour, Patrick et Sam lui tendent la main de l'amitié. Ainsi débute les découvertes de la vie : amour, fêtes, violences et secrets...

 

79788555 oLe teenage movie est souvent chiant avec des personnages caricaturaux qui ne veulent que baiser et picoler ou pire, on tombe dans l'histoire d'amour à l'eau de rose fluo. Dans Le Monde de Charlie ce n'est pas le cas. Les héros sont incroyablement proches de l'adolescent lambda. On pourrait les croiser dans tous les lycées. Ils sont sincères touchants, plein de doutes et d'espoir. Leurs relations se croisent et se décroisent dans l'ambiance des années 90, qui, étrangement, semblent similaire aux années actuelles. Les termes abordés ne font pas dans les clichés ou le mélodrame, ils sont banalisés car ils font partis du monde de l'adolescence, du monde de Charlie.

 

C'est un film que je qualifierais de poétique. Il y a un esprit jeune, rebelle et fragile. On s'attache à ses héros commun avec une part de marginalité normale. Et, à mon avis, les acteurs n'y sont pas pour rien. Logan Lerman est le Charlie de nos rêves. Il respire la gentillesse et la générosité. On a envie de le serrer dans nos bras tout le long du film. Cet acteur dégage une émotion permanente qui captive le spectateur. Il nous prend par le cœur. J'ai toujours su qu'elle était une merveilleuse actrice mais là, Emma Watson (celle qui restera éternellement Hermione Granger) dépasse mes espérances. Elle incarne une Sam qui n'est pas la star du lycée mais qui possède un je-ne-sais-quoi qui rappelle l'interdit. Cette fille joue dans la subtilité, la parfaite dose de force fragile. Elle en est presque magique. Et dans la catégorie « Je suis restée sans voix », le génial Ezra Miller ! Quel magnifique Patrick Sans Nom qui nous fait rire, nous tire les larmes avec un charisme naturel.

 

Stephen Chbosky est certes le réalisateur du film mais à la base, il est surtout l'auteur du roman Pas Raccord dont est tiré Le Monde de Charlie. Un choix de l'écrivain qui ne voulait pas voir son livre finir en soupe cinématographique insignifiante. Quelle bonne idée il a eu. On ressent bien une touche personnelle dans le choix musical, la composition des personnages, l'intimité dans laquelle le film nous transporte.

 

Je pense que c'est pour cette raison que j'ai sincèrement aimé ce film. Il m'a inspirée la liberté, le bonheur, la peine et pleins d'autres sentiments sans tomber dans l'excès, juste de quoi faire chavirer mon cœur. Il est la preuve que le cinéma américain indépendant est une pure merveille du septième art et que c'est dommage qu'il est souvent boudé par les salles françaises.

 

A la fin du film, je n'ai eu qu'une envie celui de lire Pas raccord pour être une nouvelle fois emporté dans Le Monde de Charlie.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 23:08

Ca y'est!!!! C'est fini!!!! La crise conjugale permanente d'Edward et Bella est terminée!!!! Ce volet 5 marque le final de la saga vampirique la plus mielleuse que l'histoire du cinéma ait connue (oui car pour la littérature, la bit-lit est en plein boum avec plus ou moins de bonnes histoires).

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Juste pour rafraîchir les mémoires... Twilight c'est l'histoire d'une adolescente introvertie, limite autiste (non mais faut être honnête, cette f ille n'est pas sociable) qui tombe amoureuse d'un vampire coincé du boulon (désolée mais plus de 100 ans sans forniquer, c'est frustrant). Notre héroïne Bella, pour rajouter encore une couche de handicap au personnage, ne peux pas sortir de chez elle sans qu'il lui arrive une merde et le pauvre suceur de sang doit essayer de la sauver. Il n'y a pas d'histoire d'amour sans triangle, voici Jacob, le meilleur ami de la fille beau gosse, rieur et loup-garou, rien à voir avec la tronche de cadavre de son rival. On entasse des personnages secondaires plus sympas que les premiers, des méchants très stéréotypés et de la bonne morale mormone (on ne couche pas avant le mariage) et on obtient Twilight.

 

Dans le film précédent, notre chère Bella épousait Edward, faisait des cochonneries pour finalement tomber enceinte (personne ne lui a parlé de la pilule visiblement) et subir un accouchement/vampirisation digne d'un documentaire sur les abattoires.

 

L'entrée en matière se fait par un générique très doux où de nombreux objets rouges se font refroidir par des flocons de neiges rappelant que Bella n'a plus de sang qui coule dans les veines mais aussi la mort paisible et cruelle. Après, c'est de la rigolade!!!! On n'est d'accord que les vampires sont emprisonnés dans leur corps d'origine sauf Papa Cullen qui s'est pris 15kgs entre les 5 films. A sa vue, on a l'impression d'être dans une parodie de série vampirique: "Bouffi avec les vampires". Jasper s'est transformé en Légolas avec les répliques les plus pourris. Bella et Edward se font offrir une maison, à la décoration super personnalisée (genre comme s'ils y habitaient depuis 20 ans). On rajoute des scènes (d'où sort cette bataille qui est, dans le fond le meilleur passage du film) et on utilise tous les clichés du film romantique. A la fin du happy end (c'est Twilight, c'est obligé de bien se terminer), on se mate un générique sur une musique bien triste et on voit défiler en noir et blanc tous les acteurs qui ont participer à la saga. Avec toute la gentillesse dont je peux faire preuve: ça ressemblait vraiment à un hommage raté au 11 septembre.

 

Alors parlons des acteurs! Grâce au dépoilage de Taylor Lautner, vous avez rentabilisé votre place de ciné. S'il n'est pas un acteur surdoué, ce type possède un don pour le strip-tease. Il pourra toujours se reconvertir. Rami Malek (le génial et gentil Benjamin) et Lee Pace (le superbe Garett) envoient aussi du lourd dans la catégorie beaux gosses. Je persiste à dire qu'vec les BG, vous avez amorti vos tickets. Les autres, c'est comme d'habitudes, ils font figuration. Merci mon Dieu, Pattison va pouvoir enfin bien jouer. Ce mec est bizarre dans tous ses autres films, ils jouent super bien (voir De l'eau pour les éléphants) mais dans Twilight, on a l'impression qu'il veut se mettre à niveau des autres acteurs et tue son jeu. Au sujet de Kristen Stewart: à quand une pétition internationale pour qu'Hollywood arrête de faire tourner cette fille? Elle est mignonne, je veux bien, mais elle ne dégage rien. Elle est toujours triste même quand elle doit être joyeuse. Et faites lui fermer sa bouche!!! 

 

Twilight est donc un film romantique poilant malgré lui. Si je le conseille... Un peu quand même pour ceux qui ont vu les films précédents. Après c'est un teenage movie. Pas de quoi faire avancer l'industrie cinématographique.

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Published by Bloc-note-de-la-Curieuse - dans Cinéma
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