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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 12:39

Suite toujours au printemps du cinéma, j'ai pu avoir le plaisir de redécouvrir Claude François.

 

Dans ce biopic somptueux, Florent Emilio Seri (réalisateur du poignant L'ennemi intime) retrace la vie de Claude François de son enfance en Egypte à sa mort tragique en passant par sa vie de famille ou son histoire d'amour avec France Gall. Grâce aux tubes de l'artiste et à de nombreux flash-back, Seri nous impose le monde de Claude et de son entourage. On ressent toute l'effervescence comme la souffrance interne du héros.

 

Je ne souhaite pas m'attarder sur l'histoire car on connaît tous Claude. Il a bercé notre enfance avec ses chansons entraînantes et maintenant, il anime nos soirées. Il est indémodable et les générations futurs danseront encore aux rythme de Cette année-là, Alexandrie Alexandra ou Magnolias Forever...

 

Ce film nous montre aussi le perfectionnisme extrême de Claude... Tous ses interventions artistiques devaient être minutieusement parfaite. Même dans son physique, on découvre qu'il s'est fait refaire le nez. On ne peut être qu'ébahi devant sa persévérance, même après l'échec de Nabout Twist, il ne baisse pas les bras. Il ose l'innovation et n'hésite pas à s'inspirer de la soûl ou de la pop anglo-saxonne. C'est un précurseur des tendances. Il multiplie les casquettes en touchant divers activités comme la presse, la photographie, la production...

 

En revanche, dans sa vie privée, c'est pas ça... Ça commence avec la relation chaotique avec son père (aussi maniaque que lui). Une mère sur-protectrice mais avec un méchant penchant pour le jeu. Le succès et sa jalousie excessif ont eu raison de son premier mariage. Toujours sa jalousie tue sa belle histoire avec France Gall. Quant à son épouse Isabelle qui lui donne deux beaux enfants, il la laisse dans l'ombre en permanence. Il en viendra même à cacher son deuxième enfant. Il a besoin d'avoir un contrôle sur les autres, de tout diriger. C'est incroyable de la part d'une personne qui à cette souffrance et une sensibilité à fleur de peau.

 

Jérémie Renier est notre Cloclo. On revoit cet artiste disparu trop tôt. Il parvient à avoir sa voix, ses gestes. Il le fait renaître. Et quel jeu!!! Une interprétation digne d'une Cotillard dans la Môme. Mon deuxième coup de coeur est Benoit Magimel que je n'avais strictement pas reconnu. Méconnaissable et troublant de ressemblance. Waouh. Comment ne pas être touché par la parfaite mama qu'interprète Monica Scattini ou la soeur solidaire que nous campe Sabrina Saveycou. Sans oublier Ana Girardot (Isabelle), Josephine Japy (France Gall) et Maud Jurey (Janet) qui jouent une belle brochette d'amoureuse en souffrance.

 

Cloclo nous livre un destin incroyable à travers les années 60-70 (époque si mémorable). Claude François nous donne l'envie de bouger avec Belles Belles Belles, nous fait pleurer avec Comme d'habitude ou Le téléphone pleure. C'est une gorgée d'émotion pure que nous inspire un des plus grands chanteurs que la France ait connu.

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Published by Bloc-note-de-la-Curieuse - dans Cinéma
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