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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 17:47

Il y a des fois où le hasard fait bien les choses et il arrive d'avoir de belles surprises. Avec Le Monde de Charlie, j'ai passé un moment subtil de cinéma.

 

Une adolescent, un peu perdu, rentre au Lycée. Sans amis, il est un peu le souffre douleur et passe son temps seul à lire et écrire, souffrant en silence. Un jour, Patrick et Sam lui tendent la main de l'amitié. Ainsi débute les découvertes de la vie : amour, fêtes, violences et secrets...

 

79788555 oLe teenage movie est souvent chiant avec des personnages caricaturaux qui ne veulent que baiser et picoler ou pire, on tombe dans l'histoire d'amour à l'eau de rose fluo. Dans Le Monde de Charlie ce n'est pas le cas. Les héros sont incroyablement proches de l'adolescent lambda. On pourrait les croiser dans tous les lycées. Ils sont sincères touchants, plein de doutes et d'espoir. Leurs relations se croisent et se décroisent dans l'ambiance des années 90, qui, étrangement, semblent similaire aux années actuelles. Les termes abordés ne font pas dans les clichés ou le mélodrame, ils sont banalisés car ils font partis du monde de l'adolescence, du monde de Charlie.

 

C'est un film que je qualifierais de poétique. Il y a un esprit jeune, rebelle et fragile. On s'attache à ses héros commun avec une part de marginalité normale. Et, à mon avis, les acteurs n'y sont pas pour rien. Logan Lerman est le Charlie de nos rêves. Il respire la gentillesse et la générosité. On a envie de le serrer dans nos bras tout le long du film. Cet acteur dégage une émotion permanente qui captive le spectateur. Il nous prend par le cœur. J'ai toujours su qu'elle était une merveilleuse actrice mais là, Emma Watson (celle qui restera éternellement Hermione Granger) dépasse mes espérances. Elle incarne une Sam qui n'est pas la star du lycée mais qui possède un je-ne-sais-quoi qui rappelle l'interdit. Cette fille joue dans la subtilité, la parfaite dose de force fragile. Elle en est presque magique. Et dans la catégorie « Je suis restée sans voix », le génial Ezra Miller ! Quel magnifique Patrick Sans Nom qui nous fait rire, nous tire les larmes avec un charisme naturel.

 

Stephen Chbosky est certes le réalisateur du film mais à la base, il est surtout l'auteur du roman Pas Raccord dont est tiré Le Monde de Charlie. Un choix de l'écrivain qui ne voulait pas voir son livre finir en soupe cinématographique insignifiante. Quelle bonne idée il a eu. On ressent bien une touche personnelle dans le choix musical, la composition des personnages, l'intimité dans laquelle le film nous transporte.

 

Je pense que c'est pour cette raison que j'ai sincèrement aimé ce film. Il m'a inspirée la liberté, le bonheur, la peine et pleins d'autres sentiments sans tomber dans l'excès, juste de quoi faire chavirer mon cœur. Il est la preuve que le cinéma américain indépendant est une pure merveille du septième art et que c'est dommage qu'il est souvent boudé par les salles françaises.

 

A la fin du film, je n'ai eu qu'une envie celui de lire Pas raccord pour être une nouvelle fois emporté dans Le Monde de Charlie.

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Published by Bloc-note-de-la-Curieuse - dans Cinéma
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commentaires

Bloc-note-de-la-Curieuse 13/02/2013 21:25

Je suis tout à fait d'accord pour Juno! Je pourrais le regarder 15 que je m'en lasserais pas (je crois que j'ai dépassé les 15 fois, d'ailleurs). Mais Garden State, je l'ai trouvé sympa mais pas de
quoi en faire l'apologie. Il ne m'a pas interpellé.
Pour parler musique le Come on Eileen m'a fait tilt aussi. Et pour faire ma confession "Frères Scott", je dois beaucoup à cette série niveau musique pop-rock (tout comme Scrubs).

caro 12/02/2013 19:31

Ben tiens, je mets mon grain de sel vu que je l'ai regardé pas plus tard qu'hier.
So, film sympa, mention spéciale à la BO (mais je m'interroge, comment peut-on ne pas connaître David Bowie (Heroes, la chanson culte du film) alors que même moi, non mélomane avertie, j'ai
reconnu! Remarque je connaissais aussi Come on Eileen de ... Dexys Midnight Runners, comme quoi aime la niou wave c'est IN!!!)
Là où je tempère ton enthousiasme c'est que, certes c'est un film sur les ados loin des clichés habituels (et loin des frères scott aussi, d'ailleurs, à propos, eux aussi ont tous misé sur la
musique... quitte à délaisser le scénario parfois ha ha ha), il se laisse regarder avec plaisir mais bon... sans plus quoi.
Je l'ai trouvé un peu mou du genoux et franchement ça manquait de sel, d'un "je ne sais quoi" qui m'a fait trouver Garden State ou Juno juste cultes.
Bref, bel effort, mais encore du travail pour ma part!