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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 19:39

Mon intérêt pour la culture de l'Europe de l'Est perdure et va continuer longtemps car je tombe de merveilles en merveilles. Je viens à peine de finir La valse aux adieux que je pense déjà au prochain Kundera...

 

L'histoire se passe dans la ville des eaux (ville d'on ne sait en tchécoslovaquie, bah oui c'est le contexte). Huit personnages se croisent et se décroisent pendant 5 journées. Certains doivent faire leurs adieux (d'où le titre) et trouvent le courage, ou pas, de le dire...

 

Les personnages sont originaux en étant proche de la réalité. Klima, le trompettiste adultère est d'une hypocrisie effroyable. Ruzena est la naïveté même... Le Docteur Skreta pourrait jouer le rôle d'un savant fou... Jakub possède une onde glaciale... On s'identifie à leurs doutes et leurs espoirs, ignorant ceux que le personnage cherche vraiment, puisqu'il est un peu à la dérive dans ce monde (1922), lui aussi, à côté de la plaque.

 

La fécondité et la mort sont les deux thèmes omniprésents.  La première nous est introduit par le lieu principal de l'action, un clinique où on soigne la stérilité. Le docteur Skreta, dans son idée farfelue, instaure une notion de clonage.La mort est introduite par la perte du poison. Les deux se rencontrent dans le contexte de l'avortement. L'amour, l'infidélité, la célébrité, la nationalité sont évoqués... Cesthèmes si sérieux sont abordés avec légèreté. Ils se côtoient au milieu d'une conversation des plus banales.

 

Kundera a une écriture incisive. Il ne décrit pas les choses en quarante mille lignes. Quelques phrases et le tableau est peint en une jolie métaphore... C'est imagé. Il sait construire des dialogues réalistes reflétant le malaise des personnages. L'alternance des points de vue, dont il arrive immédiatement à s'introduire dans les pensées du concernés, est ingénieusement construite et très sensible.

 

C'est un livre sombre... Je dirais même triste. Il y a une tristesse permanente. Chaque personnage a ses regrets et les confient au lecteur. Kundera alterne les points de vue. On connaît chacun des sentiments, sa façon de percevoir des huit protagonistes. Dès qu'on se lie à l'un d'entre eux, on entrevoit sa déchéance... On voit le côté obscure de la personne qui, dans le fond, se veut être sincère.

 

 

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Published by Bloc-note-de-la-Curieuse - dans Littérature
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commentaires

Bloc-note-de-la-Curieuse 11/01/2012 19:25

Merci ma caro! Je prends note...

caro 11/01/2012 10:32

Si tu veux de l'ex-sovietique (tendance Ukrainien et en beaucoup plus léger) je te propose du Marina Lewicka et notamment "Une brève histoire du tracteur en Ukraine", aussi absurde que son titre
mais vraiment très agréable à lire.
Dans le genre drame y'a aussi "Enterrez-moi sous le carrelage" de Pavel Sanaïev, absurde aussi mais poignant.