Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de bloc-note-de-la-curieuse
  • Le blog de bloc-note-de-la-curieuse
  • : petit blog drôle sur le cinéma, la littérature, la musique et les peoples
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens

22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 19:36

La-couleur-des-sentiments-film.jpgJ'avais entendu parler du film de Tate Taylor par quelques critiques. Mais pourtant c'était le livre de Kathryn Stockett qui je souhaitais avoir en premier. Deux semaines de patience ont suffi pour que le bibliothèque m'envoie un bel email: votre livre est à votre disposition. Le soir même, je lis la première page.

 

Dès le début, je suis prise par cette histoire émouvante. Quand je peux lire quelques pages, je le fais sans hésitation. Et un soir, je l'ai vu fini d'une traite (le mot lu à 4H30 du matin), chose qui ne m'était pas arrivée depuis le tome 1 de Twilight. A la première heure, le lendemain, je télécharge le film. Je suis encore plus bouleversée.

 

Dans les années 60, lors de la ségrégation racial, Miss Skeeter décide d'écrire sur la condition des bonnes noires qui servent les familles blanches. Aibileen s'occupe de la petite Mae Mobley qui est complètement ignorée par sa mère. Minnie, après avoir été employée par une dame agée et son horrible fille, travaille pour une étrange jeune femme. Toutes deux décident de confier leur histoire à Skeeter. Une amitié se tisse entre les trois femmes.

 

Bien que j'adore les années 60, je n'ai jamais prêté attention aux problèmes de l'époque. Je savais que la ségrégation avait existée en particulier dans les facultés. Mais jamais j'avais imaginé qu'il y avait autant de loi. Je n'avais jamais pensé que les blancs avaient des bonnes noires. Pour moi, ça datait d'autant en emporte le vent. J'avoue: j'ai très honte. J'ai été choquée et très en colère en lisant l'affaire des toilettes, les propos de Miss Hilly et Les lois Jim Crow. C'est immonde. Je n'arrive pas à croire que c'est possible. Le pire est que la plupart des employeurs et des américains ne se rendent pas compte que ce qu'ils font est humiliant et inhumain.

 

On retrouve pas une mais plusieurs histoires d'amitié. Celle de Skeeter, Aibileen et Minny est la plus importante. Skeeters est aussi amie avec Hilly et Elisabeth.  Aibileen a une relation mère/fille avec Mae Mobley. Minnie arrive, malgré son franc parler, à tisser un véritable lien avec Célia. La couleur des sentiments démontre que blanc et noir peuvent partager de la tendresse au delà des lois ségrégationnistes.

 

 

J'ai vécu un festival d'émotion. J'ai été transportée par ce livre comme par le film (mais surtout le livre). Le changement de point de vue nous fait partager les sentiments des trois personnages principaux alors que le film se contente que de celui de Skeeter. L'écriture est si diversifiée qu'on arrive parfaitement à distinguer les trois femmes et à savoir sans lire le nom si c'est une de couleurs ou pas. Il y a un vocabulaire, une façon de tourner les phrases spécifiques. On discerne facilement l'évolution de chacune. L'écriture du livre de Skeeter provoque leur propre acheminent.

 

Je me suis attachée à Aibileen et à Minnie. J'ai partagé leur condition. J'ai aimé leur état d'esprit. Aibileen est la bonté incarnée qui cache une grande souffrance. Minnie a cette insolence qui en fait une personne forte et digne (le passage de la tarte est culte). Celle qui m'a le plus interpellée est Skeeter. Je me suis identifiée à elle totalement. Elle pense par elle-même, elle a courage de ses opinions et refuse de suivre le troupeau. J'espère que si j'avais vécu pendant ces années, j'aurai été comme elle.

 

Je conseille le livre qui est un condensé d'espoir et de tolérance. Le film se regarde parfaitement. Il reprend bien l'histoire dans ses grands avec les actions les plus importantes. On rit. On a la petite larme à l'oeil. Qu'importe le message passe.

Partager cet article

Repost 0
Published by Bloc-note-de-la-Curieuse - dans Littérature
commenter cet article

commentaires