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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 19:00

Ca faisait très longtemps que je n'avais pas regarder un dessin animé japonnais. La Colline aux Coquelicots avait attiré mon attention à sa sortie. N'ayant pas pu le voir, j'attendais une bonne occasion et je l'ai eu.

 

Collinecoquelicots_affiche.jpgEn 1963, Umi est une adolescente qui vit avec sa grand-mère, son frère et sa soeur dans une maison qui sert aussi de pension (comme dans Juliette, je t'aime à titre d'exemple). Sa mère est régulièrement absente et son père est mort, il y a bien des années. Tous les matins, elle hisse les drapeaux maritimes en hommage à son père. Sa vie très sage est bouleversée lorsqu'elle rencontre Shun lors d'un saut protestataire contre la destruction du bâtiment, Quartier Latin. Elle le soupçonne d'être l'auteur de poème qui évoque son rituel matinal. Une tendre amitié naît entre les deux jeunes gens et les sentiment se font de plus en plus fort. Pourtant, une révélation va compromettre cette histoire...

 

Je ne vais pas mentir... Je n'y connais rien en manga. Je suis de la génération Dorothée, j'ai été nourri à DBZ, Sailor Moon, Ranma 1/2, Les Chevaliers de Zodiaque... N'empêche que j'ai du lire dix volumes dans ma vie. Les films d'animation japonnais ne sont pas ma tasse de thé. En long métrage, je n'ai vu que Le Tombeau des Lucioles et Le Voyage de Chihiro (tous les deux très bons d'ailleurs). Alors que le réalisateur Goro Miyazaki soit le fils de Hayao Miyazaki (Le voyage de Chihiro, Princesse Monoké, Le Château dans le Ciel...), cela ne fait pas parti de ma culture générale. J'ai donc eu un oeil plus neutre face à l'oeuvre du fiston.

 

Côté dessins, j'ai pu savourer des traits qui m'ont rappelé les doux mangas de mon enfance. Cela sonne années 80 mais on y retrouve une poésie. J'aime cette simplicité. L'histoire est belle. Outre l'histoire d'amour entre Umi et Shun, la défense du Quartier Latin est magnifique. Ce groupe d'étudiant se battant pour préserver un bâtiment donne une dynamique moins fleur bleue au film. Les deux protagonistes sont touchants. La sensibilité de Umi crève l'écran et Shun est un jeune homme qui croit en ses valeurs. Ils sont frais et innocent. Ils sentent l'adolescence en émoi et la recherche de soi. Les personnages secondaires apportent le lot d'excentricité. C'est un régal. La culture japonaise est respecté. A la veille des JO de 1964, le Japon est partagé entre tradition et modernité. J'aime ce contraste. Pour donner une belle note à tout cet ensemble, la BO est tout simplement divine.

 

C'est une histoire poétique et sensible. Cet légèreté donne du baume au coeur. On se laisse emporter par la joie et les sentiments des héros. Sous le pinceau et la plume de Goro Miyazaki, La Colline aux Coquelicots nous fait passer une merveilleux moment qui nous rappelle que l'animation fait de beaux chef d'oeuvre dans le septième art.

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Published by Bloc-note-de-la-Curieuse - dans Cinéma
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