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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 18:19

1296738764Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas vu un film italien (depuis la vie est belle, exactement). Après avoir lu le résumé de La bella gente, ma curiosité me dictait de visionner cette histoire un peu étrange.

 

Aux premiers abord, ça donne ceci. Un couple de bobo, Susanna et Alfredo partent en vacances dans leur maison de campagne. La femme, sur la route, remarque une jeune prostituée se faisait frapper par son mac. Peut-être par ennui ou acquis de conscience, elle convainc son mari de recueillir la gamine. C'est ainsi que Nadia, d'origine ukrainienne, trouve logis et couvert chez le couple...

 

Ca pourrait être le début d'un conte de fée... Que nenni!!! Bien que l'invitée ne fasse pas grand chose, à moins de vivre une vie normale, sa présence perturbe de plus en plus Susanna qui ne se sent plus chez elle. L'affection qu'elle portait à cettei gamine s'estompe. Il y a une petite raison... Le fils du couple, Guilio débarque avec sa copine Flavia. Flavia supporte pas la nouvelle venue, ce qui n'est pas le cas du garçon... La Flavia est réexpédiée à Rome et Guilio se lance dans une sérénade. Et notre Nadia tombe amoureuse. Le ton du film change, l'atmosphère devient lourde et malsaine.

 

Je pensais voir un film avec une belle fin, une leçon d'humanité. Et bien non! Accepter un intru dans sa maison, voir son quotidien basculé par cette arrivée... Susanna n'accepte pas ce flirt. Elle voit en Nadia, une rivale. Elle a voulu la sortir de la prostitution mais ne parvient pas à penser qu'elle est autre chose qu'une prostituée. Son élan de générosité la ronge. Elle regrette. D'un autre côté, la gamine percoit le malaise. Elle voit ses soutiens disparaître. En devenant leur égale, elle n'est plus la bonne cause, le bon exemple des gens biens sous tout rapport.  Même Alfredo qui semblait parvenir à tempérer, la lâche sous cette pression.

 

Le réalisateur (Ivane de Matteo° a réussi a faire partager cette atmosphère pesante grâce à une montée subtile en crescendo. On est sous le charme du geste de bonté, puis par l'amitié naissante entre les deux femmes (quasi mère-fille), on remarque l'amour naissant, les craintes de la jeune fille puis le tournant vers la répugnance de la situation, le rejet de l'autre, de cet étranger qui s'empare de notre vie. On apprécie le décor italien qui sent bon le sud gorgé de vin et de soleil avec une villa de campagne à en faire rêver plus d'un. Ce fait rallume le côté bourgeois, un peu superficiel et hypocrite.

 

J'ai adoré cette histoire même si le réalisateur donne une fin en queue de poisson et que les personnages auraient du être approfondis. C'est un peu un ovni mais on se laisse avoir. A la fin, on en vient à se poser la question: comment aurait on réagi à la place de Susanna? Jusqu'où peut aller la générosité et pourquoi est-on généreux?

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Published by Bloc-note-de-la-Curieuse - dans Cinéma
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