Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de bloc-note-de-la-curieuse
  • Le blog de bloc-note-de-la-curieuse
  • : petit blog drôle sur le cinéma, la littérature, la musique et les peoples
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens

20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 19:34

Qu'est ce qui pouvait pousser des jeunes dans une librairie à minuit dans la nuit du 13 au 14 octobre???

 

Harry Potter, bien sûr. Le célèbre sorcier a encore réussi un tour de magie (du moins son auteur J.K Rowling) avec sa nouvelle aventure Harry Potter et l'enfant maudit. Les fans étaient en ébullition, les librairies ont organisé de belles animations pour rendre ce moment tant attendu un nuit extraordinaire. Bien que j'aurais souhaité vous raconter une soirée Harry Potter, je ne peux pas car je n'ai pas pu y participer en raison de mon polichinelle dans le tiroir (mais à qui je lis déjà la célèbre saga).

 

N'empêche que je l'ai tout de même reçu le jour-J et que mon cher et tendre avait obligation de me l'apporter sous peine d'un « Avada Kedavra ».

 

Le saint graal dans les mains, il a été dévoré en un week end. Et mon verdict tombe: "Harry Potter et l'enfant maudit' est comme une super gâteau plein de sucre, de beurre avec des bonbons et du chocolat: c'est délicieux, on ne s'arrête pas mais à la fin, on a une sensation amer, sans avoir été réellement satisfait...

 

Cette suite (si on peut la considérer ainsi mais j'y reviendrai après) est tout d'abord le script de la pièce de théâtre qui se joue à Londres depuis le 31 juillet 2016 (date d'anniversaire d'Harry). Pour le lecteur mal averti, le genre du texte peut déstabiliser. La lecture d'une pièce ne m'ayant jamais dérangée, j'ai apprécié et cela m'a fait même plus travailler mon imagination. C'est un peu à nous de tout inventer.

 

SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS!

 

La pièce reprend exactement où Harry Potter et les reliques de la mort s'était arrêtée: 19 ans plus tard, Harry et ses amis accompagnent leurs enfants à la gare pour prendre le Poudlard Express. Albus, un des fils d'Harry semble très angoissé. Son père le rassure. Puis dans le train, il rencontre Scorpius, le fils de Drago Malefoy avec qui il sympathise. Albus en mal de reconnaissance et en quête de lui-même se lance, avec l'aide de son ami, dans la folle aventure de ramener Cedric Diggory (très regretté défunt dans Harry Potter et la coupe de feu) à la vie...

 

Après, j'ai eu plaisir à retrouver les personnages et le monde des sorciers. Les nouveaux héros ont un côté attachant. L'histoire regorge de bonnes idées ( crise identitaire, retour dans le temps, réalité alternative, enfant de parents diaboliques...) mais on n'y plonge pas comme dans les histoires précédentes. L'évolution des personnages est intéressante pourtant, pour certains, on y croit pas...

 

Pour moi, c'est le premier point noir qui m'a sauté au yeux. Je ne voyais pas Harry vieillir de cette façon. Il m'a toujours paru comme un personnage bienveillant. Alors je suis surprise par les propos qu'il tient à son fils. Même son autorité un peu genre "je suis le tout puissant" est dérangeante. Son absence d'aide à Drago n'est pas en adéquation avec la bonté qu'on lui connaît dans les romans. Le professeur McGonagall que j'adore pour son panache ne se défend pas face à Harry. WTF??? On parle de McGonagall, celle qui était parmi les premiers à lutter contre Voldemort, qui a remit la mère Ombrage à sa place! Je n'ai pas non plus retrouvé la douceur d'Hermione qui explique si bien les sentiments comme ses petites chamailleries avec Ron. Ginny, que j'ai jamais vraiment appréciée, me semble une véritable potiche alors qu'elle est général décrite comme une personne pleine de caractère. Sans parler de Cédric qui (WTF again???) deviendrait un mangemort. Je trouve que c'est incohérent vis à vis des personnages qu'on a appris à connaître pendant 7 tomes.

 

Comme ce n'est pas un roman, il en manque le charme. Pendant 7 tomes, l'action principale était entourée de petites histoires qui enrichissaient l'univers créé par J.K. Rowling et qui donnaient de précieuses informations sur les personnages ou sur le déroulement de l'histoire. Là, on est bloqué sur une histoire. Cela provient sûrement du fait que ce soit une pièce et qu'on ne peut pas représenter autant que dans un roman. Mais cela se lit très bien en imaginant la mise en scène de la pièce.

 

Est-ce une suite? A mon sens non. C'est une histoire en aparté qui n'apporte rien de plus à la saga. C'est une aventure du fils d'Harry Potter donc on pourrait dire oui, c'est la suite. Mais étant donné qu'elle ne donne pas d’élément nouveau à la mythologie du monde d'Harry Potter, on ne comprend pas son intérêt véritable (à part le côté business). L'idée forte qui aurait du être exploitée pour compléter cet univers est l'enfant de Voldemort et elle est bâclée. Il n'y a pas d'explication à proprement parlé et encore un détail qui ne colle pas à un personnage, ici Voldemort. Sérieux, genre il voulait une descendance, lui qui courait après l'immortalité?! Il n'a jamais été évoqué dans les romans son envie d'enfanter et surtout il n'a jamais montré de sentiment affectif pour quiconque hormis son serpent...

 

J.K. Rowling a déclaré qu'elle n'écrirait plus d'Harry Potter mais si elle souhaite développer encore le monde qu'elle a inventé, je pense qu'elle devrait se pencher sur un pré-quel. Je crois que les fans seraient ravis de lire un vrai livre sur la vie de Dumbledore ou Voldemort (cela les éclairerait sur toutes leurs parts d'ombre de ses personnages emblématiques) ou nous raconter la première guerre contre Voldemort. Cette dernière suggestion nous permettrait d'en apprendre plus sur Lily et James Potter, Sirius, Remus, les Londubat et sur les mangemorts… Cela donnerait de la profondeur à l'histoire d'Harry et ses amis et favoriserait encore plus d'intérêt pour cet univers fantastique.

 

J'ai passé tout de même un excellent moment avec cette pièce qui j'espère se jouera un jour en France pour avoir le plaisir de la voir car un Harry Potter reste un Harry Potter et on ne peut que l'adorer.

Repost 0
Published by Bloc-note-de-la-Curieuse
commenter cet article
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 15:33
le temps du bonheur

le temps du bonheur

C'est la fin du monde!!! Plus rien n'a de sens! Plus rien n'existe dans les médias!!! La guerre en Syrie, le changement climatique, la menace terroriste, ça ne compte plus car Brad Pitt et Angelina Jolie divorcent! C'est pour dire combien le monde ne tourne pas rond!!! Les braves chaînes d'informations ont sorti leurs bombardiers à "Breaking news" pour suivre cette info essentielle à la survie ou pas de l'humanité... C'est pire que la déforestation de l'Amazonie.

 

Je ris à gorge déployée devant le tapage médiatique de ce divorce qui, soyons honnêtes, ne va pas changer nos vies, ni payer nos impôts. De toutes façons dans la catégorie des séparations qui nous avaient limite fait prendre rendez-vous chez le psy, il y a eu Vanessa Paradis et Johnny Depp (une petite pensée pour lui et son propre divorce avec Amber Heard qui vaut aussi son pesant médiatico-sordide). Donc Brad et Angie, bah mouais... C'est bof... Quand on y pense, ils ont attendu trois plombes pour se marier pour finalement divorcer deux après... Tout ça pour ça...

 

Rappelons vite fait cette love-story qui aura fait couler de l'encre pendant une décennie. En 2004, les deux acteurs se sont rencontrés sur le tournage du très remarquable chef-d’œuvre du septième art Mr and Mrs Smith (notez bien l'ironie, au cas où). Brad était encore marié à celle qui allait devenir la cocue la plus populaire du star-system, Jennifer Anniston (ou Rachel dans Friends, si vous préférez). A peine, le divorce de Brad prononcé que le nouveau couple forme sa tribu. Bilan: 3 adoptés et 3 biologiques (je vais vous épargner les noms à coucher dehors). Bien sur, ils ont X nounous par gamin mais ils forment au regard des médias une famille modèle. Sans compter que le couple star multiplie les actions dans le tiers-monde, pour le climat (en voyageant en jet privé, ah mais ça, il ne faut pas le dire) et Madame intervient pour la cause de la femme et le cancer du sein. L'exemple du couple moderne qui allie famille, civisme et réussite professionnelle. C'est le couple people, ce sont les Brangelina. Cerise sur le gâteau, ils se disent oui le 23 août 2014 dans leur propriété de Miraval dans le sud de la France sous les yeux émus de leurs proches, elle, dans une splendide robe recouverte des griffonnages de ses charmants bambins... Un grand moment d'émotion couvert par un magazine people (faut bien payer les frais) et qui a mis la planète star dans tous ses états. Finalement, les histoires d'amour de stars sont des étoiles filantes puisque les tourtereaux divorcent...

 

Que s'est-il passé??? On parle que Brad aurait butiné la fleur d'une autre... Cette autre qui serait Selena Gomez (24 ans) qui a l'âge d'être sa fille et qui, entre nous, je ne les vois pas ensemble... Elle peut se trouver plus jeune sans problème sans les rejetons en plus... Mais un Brad infidèle, cela ne serait pas surprenant... Aussi "jolie" soit Angelina, sa maigreur fait passer un cure-dent pour un obèse et côté visage sympathique, on a toujours l'impression qu'elle va vous taper. Interpréter Maléfique n'a sûrement pas été un rôle de composition. Donc il n'est pas impossible que Brad ait eu envie d'avoir quelqu'un de plus vivant dans son lit... Autre rebondissement, il paraîtrait que Brad est aussi violent avec les enfants. Il s'en serait pris à Maddox (15 ans et aîné des enfants) physiquement et verbalement lors d'un vol en jet privé le 14 septembre et devant témoins. Il serait un mauvais père. Pour couronner le tout, il abuserait de l'alcool. L'ensemble de ces comportements instables aurait motivé Angelina à demander le divorce. L'affaire va tellement loin que le FBI s'en mêlerait. Sans vouloir amoindrir les accusations contre Brad qui sont graves, ce ne seraient pas les services sociaux à s'occuper de cette affaire plutôt que le FBI... En attendant, l'enquête se poursuit, les enfants et les témoins vont être entendus par la police. Cette histoire tourne au vinaigre pourri et peut officiellement concurrencer celle de Johnny Depp et Amber Hears que j'ai parenthésé un peu plus haut.

 

Bref, c'est du moche, du racoleur... On passe de l'amour fou glamourisé dans la presse au linge sale étalé dans la même presse et tombé dans le fait divers, laissant de côté les informations plus essentielles (mais très négatives aussi).

 

Que va t'on retenir de leur histoire??? Un couple atypique qui aura fait couler beaucoup d'encre du début à la fin aussi bien pour le meilleure que pour le pire...

Repost 0
Published by Bloc-note-de-la-Curieuse
commenter cet article
14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 09:52
The collection: une série historique sur la mode

Avec la rentrée viennent les nouvelles séries. Je sais que pour l'instant, j'ai le temps de m'en gaver mais bon je n'ai pas envie de commencer une dizaine pour ne plus avoir le temps de les suivre après... Alors je sélectionne. C'est sur la série internationale The Collection que j'ai jeté mon dévolu parce que le pitch m'a séduit.

 

Deux frères, Paul et Claude Sabine, dirige une maison de haute couture pendant la période de l'après Seconde Guerre Mondiale à Paris. Ils veulent redonner le prestige à la mode et à Paris qui a les cicatrices de l'Occupation.

 

Ce qui m'a d'abord attirée, c'est l'époque de l'histoire. On a eu plein de séries sur la WW2 mais pas vraiment sur la période qui suit, comment le monde s'est relevé de cette horreur. J'ai trouvé cela original.

 

Le deuxième sujet que m'a plu, c'est la mode. La vraie! Pas celle d'aujourd'hui où on a l'impression qu'on ne cherche pas à sublimer la femme mais à faire des pseudo oeuvres d'art. Je ne suis pas certaine en plus qu'ils y parviennent. Bref, la haute couture de cette époque avait du style, du charme et symbolise la classe à la française (cocorico!!!). Et quand on voit les clichés photographiques du jeune américain, on rêve de ce Paris d'antan, de ces robes magiques, de cette carte postale qui rappelle combien Paris est belle.

 

Ensuite, on a une histoire bien ficelée. Il y a un objectif précis: refaire naître la mode de ses cendres. Les intrigues secondaires se mettent en place progressivement qui peut, peut-être chez certains casser le rythme. Moi, ça me va. J'ai bien Nina et Billy. Je fantasme déjà sur leur potentiel histoire d'amour.

 

Visuellement, ce n'est pas désagréable. J'aime le contraste de ce Paris sombre et triste avec ces robes pleines de couleurs et de grâce. Il y a quelque chose de triste mais il y a cette lueur d'espoir qui représente bien l'état d'esprit de l'époque.

 

Le casting international est correct. Il y a juste une chose qui me dérange, bien que cela soit normal, c'est la langue anglaise. On est à Paris mais tout le monde même les français parlent entre eux en anglais. Donc oui, il faut que la série s'exporte. Pourtant cette absence de français casse la cohérence de la série. Et même que de simples ouvrières de cette époque parle un anglais parfait, cela parait irréaliste... Au casting, il y a des français: Alexandre Brasseur (fils de Claude Brasseur) et Irène Jacob. Un peu de vraie french touch. A noter: la présence de la fille de Meryl Streep qui est le sosie de sa moman...

 

J'espère que cette petite série va fonctionner et qu'à défaut de saison 2, elle nous offrira une fin convenable. Moi, j'ai envie de la suivre et de rêver sur les robes...

Repost 0
Published by Bloc-note-de-la-Curieuse - dans Télévision
commenter cet article
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 09:31

Après quelques temps d'absence, je me relance dans l'écriture de mon blog!

J'ouvre le bal de mes coups de cœur et de gueule 2.0 avec un livre Le livre perdu des sortilège de Deborah Harkness. Ce bouquin m'attirait toujours en librairie... A force de le croiser et d'attiser ma curiosité, l'homme me l'a offert au dernier Noël. Ca fait donc 9 mois que j'y suis dessus... Et je suis mitigée... Je n'arrive pas à dire si j'aime ou pas...

C'est l'histoire de Diana, jeune descendante d'une lignée de sorcières, qui refoule ses pouvoirs et ne veut pas entendre parler de magie. Hors un manuscrit tombe entre ses mains et voilà qu'elle se retrouve harcelée par d'autres sorciers, démons et vampires. Sa magie refait son apparition. Bien sur, un beau vampire ténébreux, Matthew (j'ai ri quand j'ai lu que le personnage était français), décide de la protéger. S'en suit une histoire de destinée, de guerre, de génétique et d'histoire.

 

Ce qui fait l'originalité du récit, c'est l'utilisation des sciences et de l'histoire. Parfois ce n'est pas évident à suivre et je ne comprends pas toutes les notions d'alchimie évoquées mais cela a le mérite de sortir du lot traditionnel d'histoires de vampires, démons et sorcières. C'est d'ailleurs, pour moi, la partie la plus intéressante et ce qui fait l'intérêt de l'histoire. La destinée peu commune de Diana et Matthew est sympa (je ne vais pas spoiler). On peut croire que ce couple pourrait tenir un peu plus la route que d'autres couples de littérature fantastique mais pourtant....

 

Pourquoi perdre du temps avec leur histoire d'amour??? Tout pourrait être passionnant et rempli d'action si seulement l'auteur ne s'entichait pas des états amoureux des deux tourtereaux. Ils ont déjà du monde contre eux, ils doivent remettre en route une armée. Donc pas besoin de s'enfoncer dans le bon sentiment romantique et laisser place à une dynamique où la passion des deux personnages pourraient s'épanouir et prendre encore plus de sens.

 

Sinon, l'écriture n'est pas désagréable. Il y a des descriptions précises, ni trop longues, ni trop courtes. On arrive à bien situer les lieux et à imaginer les traits des personnages. Les actions sont compréhensibles et on suit le fil facilement.

 

Conclusion: Je vais continuer! Je vais tout d'abord terminer la centaine de pages puis je vais lire le deuxième. Finalement, l'histoire n'est pas mal ficelée et ce serait dommage de ne pas connaître la suite. Même si cela n'est pas le coup de cœur du siècle, cela reste un roman largement sympathique et j'aime trop l'univers de la bit-lit pour laisser tomber.

Repost 0
Published by Bloc-note-de-la-Curieuse - dans Littérature
commenter cet article
14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 17:31
Non!!!! Pas Rogue!!!

C'est quoi ce début 2016??? Michel Galabru, Michel Delpech, David Bowie et maintenant Alan Rickman! A croire que 2016 s'annonce pas très joyeuse...

Je ne vais pas faire un long billet sur sa grande et belle carrière. Juste 3 films qui m'ont marquée ou du moins 2 films et une saga.

Robin des bois:

Pour moi, il est le chérif de Nottingham! Méchant, cruel, vicelard, un vrai méchant comme on les aime. Et puis le film est culte! Kevin Costner en pleine gloire, une musique (Bryan Adams en force) et une histoire pleine d'aventure et de romance... Il va maintenant avoir un goût de tristesse.

 

Harry Potter:

A croire que ce rôle a été écrit pour lui. Je ne peux imaginer personne qu'Alan Rickman dans ce professeur si ambigü et dramatique. Il reste un personnage phare de la saga dont même toute l'histoire découle. Rickman y a mis tout son talent.

 

Love actually:

C'est mon film hymne à l'amour! Alan Rickman joue l'homme qui faiblit lors de la crise de la quarantaine: touchant et cruel. C'est là où pour moi je l'ai découvert avec toutes ces panels d'émotion...

 

Je pense au cinéma qui perd un grand acteur et surtout à ses proches qui perdent un être aimé.

Repost 0
Published by Bloc-note-de-la-Curieuse
commenter cet article
14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 20:04

Et voici la nouvelle tendance: on prend un film ou une franchise et on l'adapte en série. En bonne curieuse, je m'y suis intéressée. Deux séries m'ont interpellée. Une nuit en Enfer de Robert Rodriguez et la saga Scream du regretté Wes Craven. Deux œuvres sanglantes très connues des cinéphiles. L'une penche vers le fantastique avec un humour déjanté, l'autre est un slash movie qui joue avec nos nerfs et aime parodier les codes du genre.

Commençons par Une nuit en Enfer (From dusk till dawn en VO)

Pour la saison 1, la série reprend le film. Alors le plus difficile est de s'enlever de la tête les acteurs originaux. J'avoue que j'ai été indulgente avec les nouveaux. Mais je suis désolée n'est pas Tarantino, Salma Hayek et Harvey Keitel qui veut... Mais l'ensemble du casting tient la route et à mi-parcours, je suis parvenue à me détacher des anciens acteurs. Pour le déroulement de l'histoire, c'est mitigé. La mise en route est longue, tellement longue... Faire tenir 108 minutes en 420, ça favorise le vide scénaristique. Pour combler les trous, le réalisateur revisite son mythe à travers des légendes incas ou des personnages inédits (genre l'adjoint du shérif). Ce n'est pas pire... La saison 2 a commencé et là, je décroche: c'est mou, on ne voit plus où Robert Rodriguez veut nous emmener. Les personnages, en particulier les frères Gecko, me déçoivent. Leur évolution ne correspond pas à leur caractéristique d'origine. Santanico est particulièrement inbuvable... Là où le film (et la saison 1 du coup) se détachait des films d'horreur par son humour et ses scènes gores, on se retrouve dans un pseudo film de gangsters avec des vampires reptiliens incas... Un mélange de genre peu appréciable...

 

Scream

Là on ne retrouve pas les anciens... Et ce n'est pas plus mal! Pas de Sydney Prescott déprimée ou de Gale Weathers survoltée. Nouveau personnage, nouveau casting! Mais on garde la même recette. Un tueur s'amuse à découper de jeunes étudiants et harcèle la toute gentille Emma (qu'on peut considérer comme la nouvelle Sydney). Un masque qui fait froid dans le dos, une voix diabolique, des meurtres inventifs (âmes sensibles s'abstenir): le méchant est parfait. S'ajoute des secrets et des manipulations douteuses et surtout la nouvelle génération en communication. Le tueur utilise la webcam, le téléphone, les réseaux sociaux pour terroriser la population. Il se moque ainsi de cette génération trop itech et pointe les dérives qu'on peut en faire. Des clins d’œil sont fait aux films : comment adapter un film en série?, par exemple. Sur la forme, on est proche de la saga mais le fond, c'est loin d'être ça... On a tous les stéréotypes du lycée fictif américain: la bombasse, la coincée, l'homosexuelle, le geek, le sportif, le salaud, la salope, le prof pervers... La totale quoi! Finalement, ils sont superficiels, on ne distingue pas la noirceur potentielle des protagonistes. Même si le suspens est présent et parfois très intense, il n'y a pas d'effet de surprise sur l'identité du tueur... Seules les dernières secondes du final laisse entrevoir une future qui promettrait d'avantage. Était-ce la saison amuse-gueule? A voir... Le bémol indigeste est la BO... Diffusée sur MTV, la chaîne impose le titre de chaque morceau (ce n'est pas plus mal) mais cette BO est molle est aucun titre ne m'a donné un vrai coup de cœur ou une émotion intense.

 

Conclusion:

Bye Une journée en Enfer en restant sur ma fin mais je ne veux pas continuer à être déçue et je tente la saison 2 de Scream qui a les moyens de s'améliorer. On a presque envie d'avoir un Souviens-toi l'été dernier ou un Pulp Fiction...

Repost 0
Published by Bloc-note-de-la-Curieuse
16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 11:19

Le Prix Frisson du Vercors existe depuis 1999. Il a été créé par un groupe de professeurs-documentalistes et de bibliothécaires et s'adresse aux élèves de 4ème. Les élèves élisent le meilleur roman parmi une sélection de 6 livres.

Ayant eu la chance de participer à la remise du prix Frisson 2015, je me suis décidée à lire deux des romans de la sélection dont le vainqueurs de cette dernière édition...

Les Autodafeurs T.1: Mon frère est un gardien de Marie Carteron (Prix Frisson 2015):

Suite au décès de leur père dans un accident, Auguste et Césarine déménagent de Paris, avec leur mère, chez leur grand-parent. Là-bas, Auguste découvre qu'il est un gardien dans une confrérie datant de plus d'un millénaire tandis que Césarine essaye de trouver une mystérieuse chapelle à l'aide du livre de son père...

 

C'est un roman haletant. L'action est permanente et riche en rebondissement. Les jeunes se reconnaîtront aisément car l'auteur utilise les codes physiques et culturels des ados. La culture pop française est bien présente (trop fort d'arriver à placer Stéphane Plaza dans un roman) et encre l'histoire dans notre monde réélle. Les personnages sont attachants dans l'ensemble. Avec des chapitres alternants les points de vue de Césarine et d'Auguste, on peut partager la vision de chacun des deux héros. De plus Césarine étant autiste, sa vision des évènements rend l'histoire très cartésienne. Son amitié avec Rose est touchante. Mélanger la réalité et l'Histoire est une très bonne idée car il montre l'influence du passé dans le présent. La plume de Marie Carteron est simple et efficace, elle nous transporte dans cette quête sans en faire des tonnes et maîtrise très bien l'univers de l'ado. J'ai hâte de lire le tome 2!

 

20 pieds sous terre de Charlotte Erlih:

Le frère de Manon, Théo, est mort. L'affaire est classée: électrocution par le troisième rail du métro de Paris. Mais Manon n'y croit pas... Elle décide de mener sa propre enquète.

 

Le combat de cette ado pour connaître la vérité nous fait plonger dans un univers peu exploité dans la littérature à ma connaissance: celui des taggeurs. L'enquète est passionnante, les pièces se mélangent, chaque indice nous laisse entrevoir une piste inattendue. On se laisse prendre et on est de tout coeur avec Manon qui, aussi, se découvre elle-même. J'ai aimé les rebondissements qui sont typiques des livres policiers (jeunesses comme adultes) mais c'est le courage de Manon qui m'a le plus plu. Elle a su suivre son instinct. Elle nous fait basculer avec elle dans ce territoire inconnu jusqu'à découvrir le vrai du faux et qui était son frère.

Blog du Prix Frisson du Vercors: http://prixfrissonsvercors.over-blog.com/

Repost 0
Published by Bloc-note-de-la-Curieuse
commenter cet article
4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 14:24

"Quand tu n'as pas le moral, va voir un Pixar" pourrait être un nouveau slogan. Jour un peu sombre, moral à plat pour diverses raisons, l'Homme et moi décidons d'aller au cinéma et retomber en enfance en visionnant un film d'animation. Actuellement à l'affiche, Vice/Versa, nouveau bijou des studios Pixar, nous a conquis.

Résumé: Dans la tête de Riley, il y a cinq sentiments: Joie, Tristesse, Dégoût, Peur et Colère. Depuis sa naissance, ils gèrent les émotions de la petite fille avec plus de joie que de tristesse en direct du cerveau. A 11 ans, Riley et sa famille déménage à San Francisco et les bouleversements émotionnels commencent, malmenant les sentiments.

Enfin un Pixar qui n'est pas une suite! Et quand Pixar innove, ça dépote. Outre le graphisme toujours soigné et coloré, les célèbres studios nous livrent une véritable fable sur la préadolescence avec beaucoup d'humour qui est d'ailleurs une de leurs grandes caractéristiques. Les différentes fonctions du cerveau sont évoqués de manière vulgarisées dans un univers enfantin. Tout est construit pour qu'un enfant comprenne comment notre pensée fonctionne: billes de couleur pour les souvenirs, un grand fossé pour les souvenirs oubliés, des îles pour ce qui est le plus important dans la vie...

Les personnages principaux sont géniaux. Facilement identifiable par une couleur et une forme spécifique à chacun, ils sont bien représentatifs de leur sentiment. Le duo Joie et Tristesse est hilarant. Elles se complètent et montrent qu'à partir d'un âge tout n'est pas joie ou tristesse. Dégoût, Peur et Colère ne sont pas en reste et ils sont la preuve qu'on peut faire des bêtises si on les écoute trop.

On se reconnaît que trop bien à travers ces émotions. Ce sont des miroirs de notre intérieur. Pixar sait rendre des éléments de notre vie très banale en quelque chose qui peut être en réalité extraordinaire si on fait marcher notre imagination et notre âme d'enfant. Vice/Versa s'adresse aussi bien aux grands qu'aux petits.

A mon avis, il faut guetter la suite (la fin la laisse bien sentir) qui pourrait être axée sur un grand des plus grands chamboulement de la vie: la puberté!

Voici la bande-annonce:https://www.youtube.com/watch?v=f5vZtgFCHx8

A noter les voix, pour la version française, de Charlotte LeBon, Pierre Niney, Marilou Berry, Gilles Lellouch et ... Mélanie Laurent (qui pour une fois n'est pas monocorde).

PS: Le court-métrage Lava, avant Vice/Versa, est un petit régal d'amour et de musique. A eu ma petite larme...

Repost 0
Published by Bloc-note-de-la-Curieuse
commenter cet article
27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 07:41

Alors Ok, je ne suis plus une célibataire mais il fut un temps (très long) où je l'ai été... Mais n'empêche que, pendant cette période, ma référence télévisuelle dans la quête du Big A était Sex and the city...

Déjà, à ce moment là, le personnage de Carrie m'interpellait dans le mauvais sens. Je m'attachait à l'esprit et à l'ensemble des personnages mais j'avais un doute sur le capital sympathie de l'héroïne.

La question est suis-je la seule à penser que Carrie Bradshaw est le personnage le plus égocentrique des séries télévisées?

Pendant 6 saisons et 2 films, il y en a que pour elle. Je comprend qu'elle soit considérée comme l'héroïne mais, entre nous, moi, je vois plus en elle une narratrice et donc, elle se partage le show avec ses 3 complices: Miranda, Samantha et Charlotte. Hors tout le temps, on l'entend geindre...

Son problème avec l'argent:

Euh... Je ne sais pas combien gagne une chroniqueuse dans un magazine mais je ne suis pas certaine que cela soit suffisant pour vivre à Manhattan dans un appartement coquet, de prendre le taxi toutes les 5 minutes et s'offrir des chaussures de luxe à la pelle... En gros, tout son argent passe en fringues et accessoires... Pour finalement, au bout de quelques saisons, se retrouver sans argent pour avoir droit à un emprunt immobilier et que son amie Charlotte lui fasse un apport en lui donnant sa bague de fiançailles ?! Je veux bien qu'on est pas d'économie actuellement vu le contexte et qu'on doit survivre... Mais si on est ric-rac, on s'achète des chaussures à la Halle aux shoes et non chez Louboutin...

Sa notion d'amitié:

Génial! Charlotte se fiance mais c'est Carrie et son rupture post-it avec Berger qui va être au centre de l'épisode. Oui, c'est triste (faut aussi comprendre le gars qui n'a pas tous les torts) se faire larguer par post-it manque autant de classe que le célèbre et horrifique texto "il faut qu'on parle." mais le bonheur de sa copine est relayé au second plan. De même qu'elle trimbale Samantha dans un long périple en train pour se faire culbuter par Big. Chose qui me choque: Carrie est la meilleure amie des trois autres mais pourquoi Samantha n'est pas aussi la meilleure de Charlotte et Miranda. Le lien entre les 4 femmes est souvent montré passant par Carrie mais pas entre toutes. Elle est forcément la chouchoute de toutes.

La critique:

Carrie Bradshaw ne supporte pas la critique. Je sais qu'en général, on n'aime pas mais pour un détail, elle en fait tout un foin. Elle reçoit une bonne critique et vlan, elle nous saoule pendant tout un épisode avec et part même à la chasse à la critique contre l'ex de son ex sans même s'apercevoir que son ami Stanford est heureux en amour, lui. Elle ne tient jamais en compte l'avis de ses amis pour Big et pour le russe (si une amie te dit que tu vas contre un mur et que tu tournes pas rond avec ce type: c'est que c'est vrai!) et finalement, le regrette et se plaint encore.

Ses histoires d'amour ratées:

Aidan: Pourquoi??? Il avait tout ce brave Aidan: gentil, aimant, drôle, travailleur, bricoleur, romantique et charmant... Mais non, elle ne veut pas se marier ou mieux le fait cocu avec son égoïste ex, Big... Elle trouve même le moyen de casi retomber dans ses bras dans l'horripilant "Sex and the city 2". Elle l'a bien pris pour une truffe...

Le russe: Celui-là, je lui accorde, c'était un trou du c... . Encore plus égocentrique qu'elle, plus égoïste que Big... Elle n'était réduite qu'à faire-valoir ce qui était contraire à Carrie (et toutes autres femmes).

Berger: Là, c'était lui le faire-valoir avec crise existentielle pour lui. Carrie ne pouvait pas être avec un écrivain raté et qui allait plus dans une descente budgétaire qu'une montée (je souligne que Miss Bradshaw aime les hommes avec de l'argent et du pouvoir). Lui, il était hyper susceptible et comme elle n'en rate pas une, il faisait la tête au moins 5 fois par épisode soit à chaque scène. Je pense que cette histoire est la rupture la plus logique mais c'est vrai que le post-it, c'était moyen...

Big: Monsieur Je ne sais pas ce que je veux... Il la prend, il la jette pendant 6 saisons et 2 films... Imbu de lui-même, matérialiste, égoïste... Il ne manque pas de charme et surtout il a un sourire à faire fondre... Alors que toute nana dotée de bon sens aurait pris la poudre d'escampette, Carrie a persisté et a aimé se faire et faire du mal. Le coup du mariage annulé reste le symbole de ce couple un peu beaucoup sado...

 

Sex and the city ne donne qu'une vision partielle de la vie de la trentenaire célibataire et se concentre surtout sur une certaine élite. Si on partage avec plaisir les aventures des quatre femmes, on arrive plus facilement à s'identifier à Samantha, Miranda ou Charlotte qu'à Carrie même si parfois son histoire peut faire écho (lors d'une rupture difficile). Il faut oublier les deux navets de films qui sont de vilaines caricatures de la série qui, elle, est culte.

Repost 0
Published by Bloc-note-de-la-Curieuse
commenter cet article
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 07:54

Hier, lundi 26 janvier à 21H, il avait ce téléfilm L'emprise. Je l'ai regardé car le sujet, une femme battue qui tue son mari pour sauver sa vie et celle de ces enfants, me semblait percutant. A la fin, à l'acquittement, j'ai pleuré. J'ai été bouleversée. J'ai pensé à elle en m'endormant et ma première pensée ce matin a été pour elle. Et je ne peux pas m'arrêter de tourner son histoire en boucle depuis...

 

Le téléfilm est interprété avec brio. Odile Vuillemin est incroyable. Je ne connaissais pas cette actrice et son jeu (et non, je ne regarde pas Profilage). Mais dans se rôle, elle est poignante d'émotion. J'ai eu mal pour elle. Je vivais sa douleur. Ses yeux arrivaient à exprimer une détresse et une tristesse sans fond. Et comment ne pas parler de Fred Testot dans le rôle de l'odieux Marcello. Lui qui a sait tellement nous faire rire a su nous faire trembler et nous dégoûter. Il était méconnaissable. Marc Lavoine, au départ un peu détestable, a su dans la scène finale dire les bons mots, d'une vérité absolue, que les personnes victimes de violence ont besoin d'entendre.

 

Parce que cette horrible histoire, le quotidien d'Alexandra Lange, beaucoup le vivent ou l'ont vécu... Ca commence par des paroles, des claques puis l'homme martèle de plus en plus fort et de plus en plus souvent. Il y a les humiliations, l'isolement, la honte, la perte de confiance qui que la femme ne part pas, ne parle pas et reste sous cette emprise.

 

Souvent on se demande pourquoi elle reste? Pourquoi personne ne parle? Que font les autorités et l'administration? Le film a parfaitement montré la réalité. La femme devient isolée de ses proches car la famille et les amis baissent les bras et ont peur pour eux en voulant aider. La société n'aide pas... La gendarmerie prend les plaintes mais il n'y a pas de sanctions. La justice est absente. L'assistante sociale (la scène m'a dérangée et choquée) qui ne bouge pas, qui laisse cette femme dans sa misère et face au danger en toute indifférence. C'est une bien vilaine image pour nos administrations sociales qui devraient penser à rectifier le tir. Le summum vient du voisinage et de cette politique de l'autruche. Quelle honte à cette femme qui se cache derrière un drap et ses hommes qui discutent avec un monstre de violence comme si de rien n'était. Une chose n'a pas été évoquée dans le film, c'est l'école. N'y a t'il pas eu des signalements ou est-ce que dans ce lieu de protection de l'enfance, on a aussi fermé les yeux?

 

Outre cette "aide" extérieure, il est difficile pour elle de partir car il y a ce chantage affectif de son mari. La peur de la culpabilité s'il se tue. La peur qu'il s'en prenne aux enfants et le devoir de les protéger. L'absence de confiance qui fait qu'elle croit que c'est tout ce qu'elle mérite. Coups, insultes, viols deviennent des banalités du quotidien. A notre époque, ce n'est pas normal.

 

Mesdames et Messieurs, à la première gifle, à la première humiliations, il faut partir. Si vous êtes dans cette situation, ne rester pas isolés, parlez à vos familles, amis même si cela fait longtemps, ils vous écouteront, appelez les services sociaux et partez!

L'emprise, j'espère va faire changer quelques mentalités et aider les personnes victimes de violences conjugales à appeler à l'aide. Ce téléfilm doit être diffusés dans tous les lieux où le sujet peut être traité (établissement scolaire, services sociaux, hopitaux...).

Je dédie cet article à deux personnes:

A ma grand-mère qui a connu cette expérience inhumaine qui a du attendre que mon grand-père quitte ce monde pour être délivrée car, à l'époque, les services sociaux s'en moquaient de ses situations et c'était honteusement des faits banals. Elle a défendu ses enfants pendant des années, essayant de les protéger du mieux qu'elle pouvait. Elle a souffert et a subit les pires humiliations. Aujourd'hui, elle en parle plus car elle ressent encore du chagrin. Je suis admirative de son amour, de sa force. Je l'aime de tout mon coeur et je suis heureuse et fière qu'elle soit ma grand-mère.

A une amie qui se reconnaîtra. Je m'excuse d'ailleurs auprès d'elle d'avoir, pendant une période, laissé tomber sous la menace, de ne pas avoir peut être plus alerter sa famille... Cette femme est courageuse, elle a su partir pour elle et ses enfants. Elle se bat encore pour sa sécurité. C'est femme forte, je l'admire et je suis fière d'être son amie.

Repost 0
Published by Bloc-note-de-la-Curieuse
commenter cet article